notes d'artiste (octobre 2002)  

notes au fil de l'eau lors de la réalisation du site et de mes autres trucs.

 

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06/10/2002

Il m'est tombé sous la main un manuel de grammaire (le Bescherelle) que j'ai commencé à lire à temps perdu. J'ai lu depuis le début comme on lit un roman car je ne vois pas comment on peut faire autrement. Les auteurs expliquent qu'ils ont conçu un système à entrée multiples, des sortes de liens hypertexte, mais cela ne peut servir que si on a déjà des questions, pour vérifier une règle dont on connaît déjà l'existence.

Ce qui me surprend, comme à chaque fois que je me suis intéressé à cet art, c'est le nombre de règles bien sûr. Il ne sera pas très simple de les modéliser pour quelles soient utilisées par une machine. Certaines d'entre elles ne sont même pas énoncées complètement, ce qui suppose de la part de celui qui si conforme, à la fois une recherche personnelle mais aussi un grand désir de s'y conformer. Par exemple :

48 : Les adjectifs qualificatifs de noms de fleurs, de fruits, de pierres précieuses, etc. ne s'accordent ni en genre ni en nombre.

Nous portons toutes les deux des robes orange.

Ce "etc" donne un sentiment de vertige. Qu'y a t'il derrière cette énumération partielle ? Un scientifique serait "horrifié" par autant d'imprécision Un juriste peut-être également. On imagine à quel point cette minime différence sur la manière d'énoncer les règles peut avoir une grande importance sur la manière dont se comportent respectivement un scientifique ou un littéraire. Les lois énoncées par la science n'acceptent aucune exception et le cadre dans lequel elles s'appliquent est parfaitement défini. L'accord des adjectifs de couleurs est non seulement décrit que partiellement, les fruits, les pierres précieuses, etc... mais il souffre aussi de quelques exceptions que le manuel énumère :

rose, écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre

Elle a toujours les joues roses.

 

13/10/2002

Le vide dans lequel je me trouve ces derniers jours me conduit à me demander s'il ne serait pas bientôt l'heure de me remettre à écrire. J'ai plusieurs projets en tête depuis déjà longtemps et je me demande s'ils correspondent encore à ce que je pourrait avoir envie d'écrire aujourd'hui. Je crois que ces livres seraient très différents de ce qu'ils auraient été il y a un an ou deux mais néanmoins, il ne me semble pas nécessaire de changer la trame que j'avais commencé à concevoir. Je ne peux pas dévoiler ici d'avantage la nature de ces projets car, contrairement à la peinture, écrire sur ce qu'on va écrire est nuisible. Il faut simplement s'y mettre et je ne suis pas encore sûr de le vouloir. C'est un gros travail, extrêmement risqué compte tenu de la "malchance d'écrivain" qui me colle et ne me permet pas de croire à mes chance de succès.

Par rapport à mes premières tentatives, je me sens beaucoup plus riche. Je connais deux ou trois manières d'écrire la même choses et non plus une seule - la bonne - comme auparavant. Je suis peut-être prêt à dire que le style n'est pas important ou bien l'inverse. Ou encore les deux à la fois. Qu'il faut une histoire et qu'il n'en faut pas. Je renvoie toutes ces questions habituelles dos à dos. Il ne me reste qu'un sentiment encore assez informe qu'il faut dépasser ces problèmes pour parvenir à une sorte d'évidence. La seule passion qu'il me reste par rapport à l'écriture serait celle de réussir à baiser la critique et les éditeurs en produisant un ouvrage qu'ils ne pourraient pas refuser tout en étant l'inverse de ce qu'ils demandent. Mais je ne suis pas convaincu d'être capable d'un tel prodige...

... quoique je ne suis plus à une folie près et n'ai suffisamment rien à perdre pour pouvoir tenter un tel coup de poker.

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Je me suis intéressé à reproduire avec le logiciel POV une sculpture reproduite dans ArtPress de juillet dernier (Pratone 69-71 par Gufram - Art Press 281 page 10). Reproduire une sculpture avec un logiciel d'image signifie plutôt reproduire la photographie de cette sculpture et si mon travail est un faux, je me demande si c'est un faux de l'œuvre du sculpteur, de celle de l'éclairagiste qu'il l'a exposé, ou celle du photographe.

Ma tentative est à la fois un échec et une grande réussite. C'est un échec dans la mesure où je ne suis pas parfaitement parvenu à reproduire l'œuvre visée même si je suis arrivé assez proche de son essence. L'original est réalisé à l'aide de matières synthétiques, du polyuréthane. Je pense qu'il s'agit de pièces moulées, c'est pourquoi les formes sont arrondies. POV est mieux adapté pour créer des formes géométriques pures, cubes, cylindres. J'ai commencé avec ces formes simples mais ne pouvait parvenir au résultat exact de cette manière. Les formes obtenues étaient trop nettes. J'ai utilisé quelques artifices qui m'ont permis d'obtenir une sculpture très acceptable mais c'est ma sculpture et non la copie conforme de l'original que je voulais atteindre.

Pour me rapprocher de ces formes arrondies j'ai dû avoir recours à un logiciel spécialisé du nom de Spatch. Je savais ce qu'on pouvait en obtenir, j'avais vu des exemples sur le web, notamment des visages et cela tombait bien car j'avais prévu d'apprendre à l'utiliser. J'ai pu produire le motif élémentaire qui compose cette sculpture. Il ne reste plus qu'à le reproduire le nombre voulu de fois en l'orientant comme dans l'original. Malheureusement, le résultat est loin d'être parfait car je ne maîtrise pas Spatch. Jusqu'ici, c'est plutôt lui qi me domine.

La reproduction de cette image fait également appel à la maîtrise des couleurs et de l'éclairage. Là encore, je ne suis pas complètement satisfait du résultat et si je veux obtenir la perfection, il faudra que j'y revienne. La question est juste de savoir si cela vaut le coup de s'acharner. Cette question revient toujours en art. Faut-il parvenir à un résultat parfait ou abandonner dès lors que l'œuvre n'apporte plus rien, que le sujet est épuisé, qu'il ne nous intéresse plus autant. Cette sculpture "Pratone", je peux dire qu'à présent elle me sort de la tête. Elle n'est même pas belle, même pas admirable, juste étonnante et me semblait être un bon sujet d'étude.

J'ai cherché ce que pouvait vouloir dire "pratone". Ne disposant pas de dictionnaire italien, j'ai cherché sur le web. Il semble que le mot signifie quelque chose comme "prairie" ou "jardin public". La sculpture est composée d'éléments verts qui font penser à de jeunes pousses d'herbe. Cela me paraît aller dans le sens de ma traduction. Mais ces herbes folles ont la particularité étrange d'avoir l'extrémité arrondie. Cela pourrait être une contrainte technique, un choix esthétique mais au cours de ma recherche, je me suis aperçu que ces formes cachaient en fait un représentation de verges dressées et entremêlées. A un certain stade de mes essais, je n'arrivait même plus à voir les herbes tant elles semblaient devenir des sexes turgescents. Je ne pourrais assurer que c'était l'intention du sculpteur mais avec un italien, je m'attends à tout ! De plus cette œuvre est datée 69-70 et cela me confirme dans mon interprétation. Si ce n'est pas le cas, alors c'est une expression puissante de l'inconscient collectif ! Et c'est certainement ce qui a attiré mon attention pour cette sculpture : Elle montrait les brins d'herbes d'une pelouse fraîche mais finalement, c'était pour évoquer toutes les partouzes qui s'y produisent au printemps.

Dans Art Press, la sculpture est présenté dans un espace clos. Un sol de béton, un mur blanc avec un éclairage rouge et bleu qui lui donne des reflets particulièrement étudiés. Je me demande ce que cette sculpture serait sans cet éclairage sophistiqué.

 

18/10/2002

Je me suis rendu à la Part-Dieu ce matin. Je n'y étais pas allé depuis plusieurs mois. Les écrans sont partout maintenant depuis la façade, dans les allées et dans les vitrines. Ils se sont arrangés pour cacher le caractère "années soixante dix" insupportable du bâtiment en le masquant par un habillage plus moderne. A l'intérieur aussi j'ai remarqué de nombreuses modifications et améliorations que je trouve assez réussies. C'est plus agréable qu'avant, même s'il fait toujours trop chaud.

Dans le bus, au retour, une femme disait qu'une bombe avait été trouvée dans ce centre commercial. Je ne sais pas si c'est une rumeur ou si c'est réel mais il ne fait aucun doute que la Part-Dieu est actuellement l'un des endroits les plus dangereux au monde sous l'angle du risque terroriste. Probablement l'un des mieux surveillés aussi. Cette protection est discrète cependant. Les gens que j'ai vus étaient tous - comme moi - très décontractés. Sommes nous inconscients ? C'est bien possible. Je réfléchirai peut-être d'avantage avant de retourner dans cet endroit. L'émission qui passait sur la cinq en début de semaine était pourtant claire. Les attentats dans le night club de Bali et sur le pétrolier français au Moyen Orient sont signés des parties les moins "motivées" de la mouvance Al Quaïda. Il est très probable que les commanditaires de l'attentat de New York préparent quelque chose de plus fort encore. On pense à un attentat chimique. La France est particulièrement visée, plus encore peut-être lorsqu'elle essaie d'empêcher les USA de sombrer dans la croisade contre l'Islam dans laquelle les tenants de la Jihad voudraient les piéger.

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J'allume souvent la télévision sans trop prêter d'attention à ce qu'il se dit. Fréquemment ce sont des sujets sur la pornographie ou la prostitution. Plutôt sans intérêt sauf quand une fille d'un pays de l'Est (Roumanie ?) explique que pour les convaincre de faire le trottoir, ses proxénètes avaient jeté l'une des filles par la fenêtre... Ils menacent aussi les familles restées au pays. Ils entraînent les filles en leur promettant un travail dans un bar en France ou en Grèce... Comment ces filles peuvent elles être si naïves ?

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Un document sur le comportement des hommes à la guerre. Un américain montre l'oreille du Viet qu'il a ramenée comme trophée. D'autres exemples dans d'autres guerres. On explique qu'il ne faut pas plus de trois semaines de combat pour casser n'importe qu'elle personnalité. Un chiffre a retenir.

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Sans rapport, un sujet sur les nouvelles tendances de l'art contemporain dans lequel la provocation est devenue (de nouveau) la règle. Une sculpture d'Adolphe Hitler agenouillé en train de prier (bof). Une autre du Pape à terre écrasé par une météorite (bien). Un vieil Italien de Venise se félicite que l'Art devienne de nouveau dérangeant, une vigueur qu'il n'avait plus depuis les années soixante dix. Personnellement, je suis réservé. La société du spectacle, très peu pour moi ! Comment croire encore que l'Art à le pouvoir de faire imploser ce système ? C'est plutôt le signe d'une amnésie qui a franchi une génération (la mienne, la lost génération)... L'interview d'un artiste (Chapman) qui voudrait qu'on interdise les musées aux enfants. Il dit que l'Art, ça ne sert pas pour des promenades en famille le dimanche après midi. C'est cependant ce qu'il observe. Cette situation est une entrave à ce qu'on peut montrer dans les musées. L'Art, c'est pas pour les enfants ! dit-il.

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Deux autres œuvres qui retiennent mon attention. L'une constituée de nombreux outils fixés au mur et soigneusement classés. Des ciseaux, des scies, des sécateurs de différentes sortes et de différentes tailles. L'autre, une tapisserie faite d'une multitude de photos d'identité. C'est l'investissement personnel des artistes qui me frappe dans ces œuvres. Ils ont dû passer énormément de temps pour les réaliser. L'un pour collectionner les outils, l'autre pour collecter toutes ces photographies. Je ne sais quoi en penser. D'un côté c'est une manière de limiter le flot d'images, de se concentrer sur quelque chose, de créer du sens. De l'autre, c'est une manière d'accepter une sorte de ron-ron en évitant de multiplier les œuvres et donc les questionnements. Franchement, je ne sais pas quoi penser de cela...

 

26/10/2002

J'ai continué à travailler sur la série pratone au cours de la semaine. Cela commence à prendre forme. J'ai abandonné ma tentative avec Spatch pour revenir sur une modélisation plus classique. J'ai bien fait car j'ai finalement réussi à obtenir les "dos arrondis" des objets qui m'avaient posé problème précédemment. Les formes ne sont toujours pas exactement celles de l'original,. elles ont des arêtes vives, mais j'en suis à un point où elles apparaissent "aussi bien" que celles de la sculpture que j'essaie de reproduire. Peut-être même mieux. Plus pures. D'ailleurs en regardant la photo parue dans ArtPress, je commence à voir des défauts sur l'original. sa réalisation n'est pas parfaite.

J'ai amélioré l'éclairage de la scène aussi. J'ai enfin réussi à obtenir le reflet bleu sur la gauche du mur mais pas exactement celui de l'original. Ce n'est pas évident de comprendre comment est réalisé un éclairage. Cette étude était enrichissante.

Il va falloir maintenant que je mette ces résultats sous la forme d'une page web. Je vais envisager encore des variantes et des déconstructions. Je vais peut être prolonger encore la série pour affiner la forme du socle que j'ai un peu négligée jusqu'ici. Il y a plusieurs possibilités de variantes mais je pense qu'il serait intéressant de travailler sur la notion de série ou de progression. Ma première page est dans cet esprit. Je montre comment, par approches successives, j'arrive à la sculpture originale. Je n'ai pas encore trouvé comment combiner à la fois les images et le texte explicatif mais pense avoir recours à un javascript qui fera paraître le texte sous la souris.

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L'idée de série et de tracer les différentes étapes de ma création, paradoxalement, me rapproche de Matisse et Picasso. A l'occasion de la grande exposition qui leur est consacrée, on a eu l'occasion de discuter de leur méthodes de travail qui utilisait notamment la photographie. Matisse en particulier, effaçait ses tableaux pour repeindre par dessus jusqu'à obtenir le résultat recherché. En regardant le résultat, je m'aperçois du basculement qu'ils obtenaient par rapport à la représentation. A un certain niveau, il se produit un retournement qui fait que le sujet devient autre chose qu'une jeune femme assise sur son fauteuil. Ce ne sont plus que des lignes ou que du symbole.

Pour l'heure, ce que je fais avec pratone est assez différent. Il s'agit - au contraire - de s'approcher au plus près d'une représentation existante. Une sorte de mimétisme. Je ne sais pas si j'ai raison de travailler dans cette voie mais je m'en fiche un peu. Tout reste très brouillon dans mon esprit. Je ne sais pas non plus si poursuivre le travail de Matisse ou Picasso aurait un sens. On ne sait pas d'ailleurs, si de leur point de vue, ils en avaient terminé ou s'ils se considéraient encore loin du but. N'est ce pas aussi une recherche sans fin qui s'entretient par elle même ? Continuer sur leurs pas ou faire exactement le contraire ne me semble pas très important. L'essentiel serait plutôt dans la recherche qui doit aboutir à ce basculement. Je ne pense pas l'avoir atteint. Surtout pas avec pratone qui me laisse un sorte d'amertume comme si j'essayais de singer le "marché" de l'Art. Le sentiment du faussaire peut-être ? Non, il faudrait que les œuvres deviennent "abstraites" comme les lignes des portraits de Matisse, qu'elles deviennent interrogatives.

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Ce samedi je me suis occupé d'un tout autre sujet. J'ai installé sur mon PC le package EasyPHP que j'avais téléchargé sur internet. Il s'agit d'un ensemble de logiciels composé d'un serveur web Apache, d'une base de données mySql et d'une extension PHP permettant de créer des pages web dynamiques. C'est très bien fait. L'installation sous Windows est très facile et la mise en oeuvre de la base de données confortable grâce à une interface html bien fichue. On peut créer des bases de données, ajouter ou modifier des tables, saisir des données. Rien à voir avec la complexité que j'avais rencontrée avec l'installation de ces logiciels sous Linux. Tout a été fait pour rendre les choses simples. Ce qui n'empêche pas d'aller chercher plus avant pour optimiser le paramétrage si nécéssaire. Mais la version livrée fonctionne immédiatement sans réglage.

L'utilisation de ce langage PHP permet de réaliser des pages web qui sont de véritables programmes. Le langage ressemble à du C. J'ai pu mettre en œuvre en quelques heures une petite application qui interroge une base de données et l'affiche à l'écran. J'ai ajouté la possibilité de trier les enregistrements sur n'importe quel champ. en cliquant sur son nom. C'est un bon début. J'ai pu vérifier qu'en ajoutant des enregistrements et même en rajoutant un champ supplémentaire., la page se mettait à jour automatiquement. C'est assez satisfaisant de pouvoir maîtriser les choses de cette manière. Ma page fait appel à plusieurs techniques de programmation : l'interrogation d'une base de données par SQL, l'utilisation d'un formulaire pour le dialogue entre le navigateur et le serveur, sans oublier l'usage des langages html et php. N'ayant pas d'éditeur de texte spécialisé pour PHP, j'ai réalisé ma page directement avec wordpad en tapant moi même le code. Cela fait pro...

L'intérêt d'avoir des pages dynamiques associées éventuellement à une base de données est multiple. Dans l'immédiat, je ne sais pas si je vais savoir le mettre en œuvre sur le serveur qui héberge mon site (je ne pense pas qu'il donne accès à ces fonctionnalités - à vérifier). La solution est probablement d'implanter sur un autre serveur la partie dynamique de mon site. Ce sera transparent pour le visiteur. Il me semble qu'il existe des "hébergeurs" gratuits qui fournissent ce service mais ce n'est pas certain... Ces techniques me permettent d'envisager une interactivité d'un autre niveau. Il est possible de récupérer des données saisies par les visiteurs et d'agir en conséquence. Grâce à la base de données je pourrais aussi historiser. ces informations. Par exemple, faire une œuvre à laquelle les visiteurs contribuent à l'ensemble et qui se recalculerait à chaque visite (C'était mon projet "helloWorld" que je vais peut-être enfin pouvoir réaliser). Autre possibilité à envisager : la liste des amis du site. Ils pourraient s'inscrire et recevoir des messages de mise à jour.

 

27/10/2002

GP nous a raconté son voyage en Italie. Il a dit "je n'ai pas pu tout visiter". Quelqu'un a ajouté "si tu prends le guide et tu te limites aux sites trois étoiles, tu as déjà trop à visiter". C'est l'Italie. GP a ajouté aussi qu'il y avait trop de monde et s'est demandé quand était la "morte saison".

... jamais je suppose. Rome, Florence, Venise sont des lieux de la consommation de Culture. De plus en plus souvent j'entends la critique de cette attitude. Il est sûr que c'est un problème mais je ne me sens pas trop concerné. Je consomme assez peu de culture (théâtre, expositions, etc.), recherche la qualité plutôt que la quantité et produit autant que je consomme.

 

28/10/2002

La radio annonce le nouveau film de Juliette Binoche dans lequel, dit-on, elle est "étonnamment drôle". Le film s'appelle "décalage horaire". L'information m'accroche parce qu'hier soir, une émission tardive à la télévision ( "comme au cinéma") essayait déjà de nous convaincre que Juliette B est une femme très drôle. Elle riait d'ailleurs beaucoup. Assez bêtement même (pas trop à l'aise ?).

Ce nouveau film prétexte est le signe d'une prise de possession du cinéma par le commerce. Déjà le titre pue le marketing ! Pour faire avancer sa carrière, JB a besoin de montrer qu'elle ne fait pas toujours la gueule. Elle doit "améliorer son image" (on dit même parfois qu'elle est "méchante" !). Ce film et la promotion qui l'accompagne doivent nous faire changer d'avis. L'émission d'hier était construite dans ce but...

Qui utilise qui ? Je me demande. Est-ce la télévision qui fait le show et invite les actrices à jouer un rôle avec, par exemple, ces reportages sur les lieux d'enfance ? (après tout, c'est leur métier). Ou est-ce plutôt le cinéma qui crée le message et la télé qui suit avec son manque d'ambition chronique ? Je penche, sans certitude, pour la deuxième option. L'émission en question semblait dérouler l'argumentaire d'un dossier de presse. C'est assez triste. Cela suggère que la télévision n'est finalement qu'un faire-valoir. Elle se complait dans ce rôle subalterne. Mais le cinéma semble lui aussi devenir un faire-valoir, celui d'actrices côchées comme des produits commerciaux. Le phénomène est très comparable à celui des "stars" du football.

 

31/10/2002

Les côtes du Japon sont envahies par des méduses. Elles mesurent jusqu'à un mètre de diamètre et pèsent 100 kg. On se demande si cette prolifération jamais vue n'est pas liée au réchauffement du climat. Autres latitudes mais les mêmes peurs et les mêmes fantasmes. Nous sommes tous embarqués dans le même bateau brinqueballant.

 

03/11/2002

Tard après minuit j'ai suivi la rediffusion d'une émission qui voulait poser le problème de la différence et du rejet (on aide le Peuple à réfléchir !). L'un des exemples proposé était celui d'un jeune garçon supposé être un génie de l'informatique mais qui avait dû être retiré de son école après les mauvais traitements subis de la part de ses "camarades". Il faut dire que son attitude était ambiguë et provocatrice. Il devait avoir quatorze ans mais s'habillait en costume cravate. Ce n'est pas une raison suffisante pour devoir subir les coups d'autres élèves mais on comprend bien que le rejet dont il était l'objet commençait par là...

Ce qui m'a le plus intéressé chez ce garçon, c'est lorsqu'il nous a fait visiter sa chambre dans laquelle six ou sept ordinateurs étaient installés. Il travaille pour Microsoft en dehors de l'école et on lui envoie régulièrement des diplômes pour lui prouver son génie. Doué, cela ne fait aucun doute mais un peu monstrueux.aussi. Je ne connaissais pas cette politique de Microsoft. Je ne savais pas qu'ils investissaient si tôt sur des adolescents pour en faire de super programmeurs. C'est assez logique, mais ça a quelque chose d'indécent. C'est la "loi du sport" généralisée. Tout pour les meilleurs et les autres, qu'ils crèvent ! Je reconnais le mode d'approche des américains et je mesure la distance avec nos propres conceptions qui méritent pourtant d'être défendues. Il n'est pas bon que les entreprises se mêlent de tout, y compris d'éducation. On le voyait bien dans le reportage. Les profs voyaient parfaitement la situation de ce jeune garçon qui courre à sa perte. On lui disait que contrairement à ce qu'il pensait, il ne parlait pas bien anglais même s'il parvenait à lire les documentations dans cette langue... D'ailleurs, si jeune, il paraissait déjà si imbu de sa personne, prétentieux et intolérant, qu'au fond, je ne souhaite pas qu'il réussisse trop bien. Une société dirigée par les "monstres de Microsoft" ne me plairait pas et d'une certaine manière - sans les excuser - je me sens plus proche des méchants camarades.

Ce que ce reportage aurait du mettre en avant, c'est d'avantage l'ingérence des sociétés américaines dans notre propre pays. Il viennent comme des ogres prendre nos enfants pour les dévorer. Les moins doués en leur mettant entre les mains des consoles de jeu qui en font des tueurs et des délinquants sans repère social. Les plus doués en leur donnant de pseudo diplômes sans valeur pour les transformer en chefs de guerre. L'Amérique nous conduit à la catastrophe.

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Un collègue nous a expliqué que son fils, depuis qu'il a l'ADSL, télécharge des films sur internet par cdrom entiers : 18 heures de téléchargement ininterrompu. Le programme (Gnutella ou un équivalent) va chercher les données sur les PC d'autres internautes. La transmission dans le sens PC vers réseau n'étant pas très rapide, le téléchargement se fait par morceaux sur plusieurs sources en même temps. Le programme gère probablement les erreurs de transmission et effectue les rattrapages nécessaires ce qui explique qu'il peut travailler pendant de nombreuses heures sans incident.

Techniquement c'est très joli. Le problème est que c'est totalement illégal. Nous sommes en train de construire un monde où tous les gens sont malhonnêtes. C'est devenu si facile d'être un voleur aujourd'hui ! Grâce à l'internet on peut le faire en toute impunité. La technique le permet et permet même d'en tirer une certaine gratification. Il faut en effet être bien informé et maîtriser les derniers logiciels pour entrer dans le cercle. En clair, il faut être "branché".

Le fossé se creuse. Si tu n'as pas l'ADSL, pas de micro-ordinateur, pas l'électricité, tu continues à rester en dehors du coup. Tu n'as accès à rien. Tu dois payer pour tout. Tu ne peux même pas imaginer ce qui se passe dans ce monde en apparence policé, dans lequel les voitures sont alignées le long des rues mais dans lequel n'importe quel adolescent pirate des films et des disques par dizaines avec un sentiment de totale impunité.

Les plus pauvres, en fin de compte, ne commettent t'ils pas des vols ou des agressions réelles simplement parce qu'ils n'ont pas accès au monde virtuel de l'impunité ? Peut-être que le monde réel est devenu le dérivatif de celui des jeux vidéos "shoot them up" ?

Cette réflexion me conduit à imaginer que nous sommes au bord d'une guerre civile. Une jacquerie plutôt. Que de signes de décadence ! Et moi, dans le rôle de l'ancien qui prédit des catastrophes, je ne me sens pas très à l'aise.

 

09/11/2002

Le week-end dernier mais aussi pendant la semaine (avec assez peu de productivité), j'ai continué mon étude du pack EasyPHP. J'ai réalisé une interface pour enregistrer le nom et le mail de mes visiteurs. C'est de l'informatique pure. Une page pour la saisie des informations, une autre pour la restitution des résultats. Mais, comme je veux utiliser cela pour mon site, c'est à dire dans un contexte artistique, cela m'a amené à réfléchir sur ce que c'est qu'une interface de saisie. Dans une première étape, je reste très basique. La page affiche les champs, les noms des champs et quelques informations d'aide à la saisie. Plus tard lorsque j'aurai maîtrisé les aspects techniques, je pourrai réfléchir sur la manière de réaliser ces écrans. Il existe de nombreuses possibilités et manières de faire. On ne se pose généralement pas ce genre de questions pour les interfaces des programmes. On s'appuie de préférence sur les conventions d'usage pour éviter que l'utilisateur ne soit dérouté. S'il s'agit d'art, l'approche doit être différente. Par exemple, je dois demander la saisie d'un identifiant. Le plus naturel est de nommer ce champ "nom" ou "pseudo". J'ai finalement retenu "Signature" parce je veux que mes visiteurs deviennent mes "collaborateurs" et donc doivent avoir leur propre signature d'artiste.

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J'ai réfléchi aussi à cette grosse applet Java que je dois réaliser pour permettre à mes collaborateurs de participer à mes créations. C'est en fait un programme de dessin utilisant des éléments préprogrammés que je dois réaliser. On pourra choisir parmi plusieurs propositions, par exemple, de forme de tête, de lunette, de moustache,... Régler la couleur, et positionner l'objet sur le dessin. Ce qu'il m'apparaît aujourd'hui, c'est que ce programme devra évoluer dans le temps. Il pourra s'enrichir de nouvelles formes proposées ou demandées par les utilisateurs. C'est une notion relativement nouvelle en art. On conçoit en général une œuvre comme quelque chose de fini, rarement comme un processus évolutif. Cela pose aussi le problème de savoir si le logiciel fait lui aussi partie de l'œuvre, voire même s'il n'est pas l'essentiel de l'œuvre. Cette réalisation me permettra d'approfondir ces aspects des choses. Ce n'est sans doute pas un hasard si les programmeurs signent leurs logiciels et qu'on se demande si la programmation relève de la notion de droit d'auteur. Dans mon projet, le logiciel fera effectivement partie de l'œuvre. Cela ne me semble pas aberrant. Mais il n'en constitue qu'une partie, car il s'agit aussi de réaliser une œuvre collective ce qui implique pas mal d'autres choses...

 

21/11/2002

Un médecin rappelait qu'en Afrique on meure à quarante ans. Ça m'a rappelé l'injustice dont on est victime selon qu'on naît ici ou là. Je me suis aussi demandé si le sentiment que j'ai parfois de vivre une deuxième vie n'est pas liée avec un programme biologique qui ferait considérer que la vie s'arrête naturellement autour de quarante ans.

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Un entrefilet dans le journal m'apprend que la Princesse Anne d'Angleterre a été condamnée à une amende par un tribunal britannique à cause de son chien qui avait blessé des enfants dans un parc. Qu'une princesse soit condamnée par la justice commune est certainement un fait important. Il est amusant de constater que la lutte contre la monarchie passe aussi par des petites choses comme le fait de devoir tenir son chien en laisse (ce qu'exige le tribunal).

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Je progresse beaucoup moins dans mon "œuvre" depuis quelque temps. J'alimente ces notes moins régulièrement. La première raison est que j'évite de me répéter et donc que, si je n'observe rien de neuf, je n'ai pas de raison de noter quoi que ce soit. Une seconde raison est un soupçon de découragement venant de l'échec des différents contacts que j'ai tenté de prendre autour de mon site. J'ai envoyé pas moins de trois mails à des organisateurs d'exposition d'art numérique et n'ai reçu aucune réponse. Peut-être que je les braque en leur disant qu'ils m'ont oublié dans leur casting ? mais si cela ne tient qu'à ce genre de réaction émotive, c'est assez décourageant. Sinon, peut-être qu'ils pensent que ce que je fais n'a pas d'intérêt et je suis bien contraint d'en tenir compte. Je peux encore imaginer qu'ils ne comprennent pas ce que je fais, ce serait plus gratifiant pour moi mais, quoi qu'il en soit, je suis toujours renvoyé à cette difficulté que j'ai pour communiquer. Ce problème dépasse largement le fait artistique. C'est plus proche d'une notion de destin. Mon destin. Cette part de moi qui décide de tout, et dont je ne sais pas si je peux la modifier.

 

22/11/2002

La peinture telle que je la pratique avec POV conduit à un nouveau geste pictural... Je me demandais tantôt si l'utilisation de ce logiciel apportait quelque chose à l'art du peintre. Finalement, je dirais que oui. L'évolution est du même ordre que de passer de la fresque à la peinture à l'huile.

La différence fondamentale entre l'art du peintre et celui du programmeur POV vient du fait qu'avec le logiciel, le temps de la création est clairement séparé de celui du rendu de l'image. En peinture, les deux sont étroitement mêlés. Chaque coup de pinceau implique un certain nombre de décisions. Il corrige peut-être un geste précédent mais surtout oriente vers le résultat final. Le tableau terminé est le résultat de l'ensemble de ces décisions. Avec POV, lorsqu'on clique sur rendu, les jeux sont faits. On ne peut plus intervenir. Cette situation est relativement inconfortable et le restera aussi longtemps que les ordinateurs ne pourront pas calculer les images en temps réel.

Obtenir l'image voulue avec POV nécessite de nombreux cycles d'essais : modifier le code, lancer le calcul, analyser le résultat, recommencer, jusqu'à l'obtention du résultat souhaité. C'est parfois très long. Pour faciliter ce processus, le programme POV dispose de quelques facilités. Il est possible de calculer des images de petite taille beaucoup plus rapidement mais on ne voit plus forcément bien les détails. Il est également possible de ne calculer qu'une partie de l'image pour se faire une idée. En utilisant des variables, il est aussi envisageable de produire plus vite une image "brouillon" avec par exemple un éclairage simplifié. C'est utile pendant l'étape de mise en place des objets.

Lors du choix de couleurs ou de textures, cette pratique en deux temps est particulièrement sensible. On choisit une couleur mais, avec le jeu des ombres diverses, le résultat est difficile à prévoir. Avec l'expérience peut-être ? mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé de meilleure méthode que de multiplier les essais.

Pour préciser cette différence avec la peinture "classique", je dirais qu'avec POV, le peintre est confronté au problème que chacune de ses décisions peut-être remise en cause pendant toute la durée du processus de création. Aucun élément du tableau n'y échappe, à aucun moment. La taille, la position des éléments, leur couleur bien sûr, leur texture. Il n'est pas rare qu'après un certain nombre d'essais, je sois amené à remettre en cause un détail qui me paraissait évident depuis le début.

Mon étude sur la peinture "pratone" m'a permis d'approfondir ce genre de questions. En vrac. Le cadrage symétrique proposé était-il le meilleur ? Les proportions de la sculpture étaient-elles optimales ?... Chacune des variations de la série pose à sa manière une ou plusieurs questions de ce type. Cela ne semble pas pouvoir s'arrêter. En tout cas, je n'ai pas le sentiment d'avoir conduit ma recherche à son terme et doute même de le faire. Un peu par ennui, et aussi parce que d'autres idées viennent se bousculer dans mon esprit pour être la prochaine !

Je ne pense d'ailleurs pas exposer tout sur internet. Je ne pense pas que cela offrirait beaucoup d'intérêt. C'est donc un acte complètement gratuit.

 

26/11/2002

Le journal télévisé de F2 a diffusé hier un reportage étonnant sur le suicide médicalement assisté qui se pratique à Zurich, en Suisse. Une française avait fait le voyage pour mourir. Elle avait un cancer très avancé. Cela se passait dans un appartement. Une infirmière préparait un verre contenant des barbituriques (10 fois la dose mortelle). La "patiente" signait deux ou trois papiers pour sa succession, détruisait sa carte bleue puis s'installait à la table pour boire la boisson fatale. Elle mourrait en s'endormant. Elle était accompagnée jusqu'à la fin par l'infirmière et une amie.

C'était un reportage troublant mais je n'ai pas très bien compris pourquoi il faudrait aller en Suisse pour se suicider. Ni quelles étaient les motivations des gens qui accompagnent les candidats, qui leur parlent, attendent qu'ils boivent le liquide, et les regardent mourir. Il est vrai que pour l'infirmière qui a dû voir mourir de nombreuses personnes au cours de sa carrière, elle peut, peut-être, considérer cette mort comme une mort quasiment naturelle.

 

29/11/2002

Un collègue m'a rapporté cette information concernant la gestion des codes secrets des logiciels de cryptage. Il me dit que les sociétés qui fabriquent ces logiciels doivent fournir les clés aux autorités militaires. Je ne le savais pas. Je savais que la même chose avait été pratiquée aux USA (Microsoft, etc..) mais pour la France, je l'apprends. Cela semble indiquer qu'un accord secret a finalement était trouvé entre les Etats Unis et l'Europe sur la question d'Echelon et cela aux mépris des règles démocratiques.

Cela me rappelle que j'avais prévu de faire une nouvelle recherche sur le web pour voir quelles sont les nouveautés sur le sujet du cryptage. Qu'en est-il par exemple du logiciel GNU-PG. Est-il utilisé et par qui ? continue t'il d'évoluer ? Que sait-on sinon du réseau Echelon aujourd'hui ? Continue t'il à se développer ? Quels changements de stratégie implique la lutte contre le terrorisme.

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Mardi, j'ai acheté un calendrier éphéméride des éditions Taschen qui se présente comme un bloc de papier cubique avec à chaque page, une image de pin-up made in USA. Un peu plus de trois cent reproductions (j'avais d'abord pensé qu'il y en aurait 365 puisque 2003 n'est pas une année bissextile quand je me suis aperçu qu'ils avaient regroupé chaque samedi et dimanche en une seule page...).

Les reproductions s'étalent entre les années 40 et 70 (le féminisme aurait-il tué cet art ?). Ce qui me frappe c'est l'étonnante constance du style et des thèmes. Il est très difficile de dater ces images de 48 ou de 70. Comme si elles étaient hors du temps. Les plus faciles à dater sont celles qui mettent en scène des automobiles (de jeunes femmes libérées au volant de leur décapotable qui ouvrent nonchalamment la portière et sortent une longue jambe nue) mais ce sont les détails techniques des serrures ou des poignées qui permettent cette datation.

Les images sont souvent humoristiques et toujours coquines. Ces femmes apparaissent toujours d'accord. Même si les peintres utilisaient des modèles, ils représentaient d'abord leurs fantasmes mais avec une certaine distance. Un art de genre. Comment dire aussi un maximum de choses malgré le puritanisme ambiant. Plusieurs images reprennent le thème de la robe blanche tachée que la belle, innocente ou perverse, soulève pour examiner l'ampleur des dégâts dévoilant ainsi plus encore de son intimité. C'est plutôt amusant.

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Bernard Pivot fait encore quelques émissions à la télévision (en a t'il encore besoin ?). Il interrogeait cette fois Daniel Cohn-Bendit. A un moment, il lui a demandé quel seraient pour lui les plus beaux mots des langues française et allemande. Dany a un peu hésité mais s'est très vite ressaisi pour donner la réponse que Pivot attendait. J'ai pensé que si après avoir écrit quelque chose, je me retrouvais dans cette situation d'interviewé et qu'on me posait une question de ce genre, je serais très mal à l'aise. Je bafouillerais. J'essaierais de contourner et serais très mauvais. Est-ce que Pivot m'aurais posé la même question ou s'adapte-il à ses interlocuteurs ? L'intérêt télégénique d'un type comme Cohn-Bendit est évidente. Il peut répondre à tout. De manière parfois profonde et toujours plaisante. Je me demande jusqu'où se prolonge cette connivence entre interviewer et interviewé. Les questions posées répondent à certaines règles et ceux à qui on les pose sont plus ou moins préparés. Un peu comme devant un jury d'examen. Ils savent pourquoi ils sont là, pour quel type de préoccupation. A l'opposé, il serait périlleux pour les médias d'essayer de donner la parole à des gens comme moi qui pourraient être désarçonnés par une question plutôt anodine (et sans grand intérêt).

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Sentiment d'être arrivé au bout de quelque chose (y compris avec ce site internet) et besoin d'un changement radical. Ce que j'écris dans ces notes m'apparaît de moins en moins pertinent et pas très bien écrit. J'ai besoin de retravailler mon style, d'être plus exigeant. Je dois également être plus exigeant sur mon projet de vie.

 

30/11/2002

Proposition de typologie pour la poésie (source France Culture). Il y aurait trois catégories :

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Par rapport aux différences entre POV et la peinture "classique", je n'ai pas noté cette particularité de POV - en soi, une erreur théorique - qui consiste à considérer le tableau comme la représentation d'une image en trois dimensions alors qu'un bonne part de l'histoire de la peinture au 20ème siècle consiste à se défaire de cette idée pour ne considérer la toile que comme un plan avec de la peinture dessus. POV est donc, par nature, comme un retour en arrière, une remise en cause des acquis...

 

09/12/2002

Cette fin d'année est moralement difficile pour moi. J'envisage assez sérieusement d'interrompre le développement de ce site internet. Peut-être que j'en ai terminé. Non pas que j'ai été au fond de chacune des idées que j'ai encore sur mes papiers brouillons mais j'ai été rattrapé par une sorte de lassitude. Le constat que ceci ne me conduit décidément pas à grand chose et que je rencontre de moins en moins d'idée neuve dans ma recherche. D'où le ralentissement de ces notes ces dernières semaines. Il m'apparaît plus sage de m'interrompre pendant quelque temps pour lire d'avantage, sortir...

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J'ai tout de même poursuivi ma recherche autour de la sculpture pratone; Il s'agit à présent de publier les résultats sous forme de pages web. C'est le temps du bilan. C'est peut-être de là que vient mon sentiment d'ennui. Cette expérience m'intéressait mais la sculpture pratone ne me plaisait pas tellement. Enfin... J'aurais peut-être le temps de publier avant la fin de semaine.

 

10/12/2002

Ce matin les journalistes commencent enfin à trouver bizarre cette histoire de photocopies du volumineux dossier remis par l'Irak aux agents de l'ONU. Les Américains s'en sont emparés, soit disant qu'ils sont les seuls à disposer des moyens de reproduction nécessaires. Faudrait pas trop nous prendre pour des cons ! La réalité est plutôt qu'ils veulent enlever les documents qui les empêcheraient d'avoir une bonne excuse de faire la guerre à l'Irak. Ça ne va plus du tout. C'est une grave erreur de leur part. Une erreur stratégique. D'autant plus, me semble t'il, que je ne crois pas qu'ils aient des preuves réelles de l'existence de programmes secrets en Irak. Seulement des soupçons, voire des a priori... et je suis inquiet pour la suite. Espérons que l'Europe sera capable de faire triompher le camp de la Paix et de la Raison.

 

15/12/2002

Terminé les pages sur pratone. Je vais pouvoir les publier cette semaine si je trouve le temps. Je ne suis pas très satisfait de moi mais je crois que c'est une maladie chronique plus qu'un jugement de valeur. J'ai retouché cet après midi l'image intitulée musée 1 dans laquelle j'avais placé un personnage qui me convenait pas. J'ai modifié ce personnage pour qu'il soit moins évident de dire si c'est un homme, une ombre ou une sculpture. J'ai dupliqué ce personnage dans la scène. Ça rajoute un peu de mystère.

 

22/12/2002

J’ai publié les pages de pratone... C’était lundi dernier. Il faudra que je modifie encore quelques trucs, en particulier, ajouter un avertissement sur la série pratone-n100 pour avertir du temps de téléchargement des images. Il me restera à envoyer un mail chez Art Press pour leur dire que j’ai utilisé une de leurs images. Le plus urgent serait peut-être de mettre en place ma collaboration avec zazzle.com pour pouvoir vendre mes images.

 

23/12/2002

Mon PC est de nouveau en panne. C’est très ennuyeux et plutôt suspect. Le disque dur ne répond plus. Il n’est plus détecté. Je ne pense pas avoir perdu mes données car elles sont sur le disque externe mais je suis bloqué et ne peux plus rien faire. Impossible de saisir mes notes, impossible de poursuivre ma création d’images. Je me sens comme handicapé.

Ce PC a déjà subi une réparation en septembre. Au retour, la panne était correctement réparée mais le ventilateur faisait un bruit plus important et le disque dur avait été effacé (reformaté). Avec cette nouvelle panne, j’ai des soupçons. Je me demande si on n’a pas remplacé certains composants par des pièces douteuses. La période (les vacances) et la garantie arrivant à son terme, me conduisent à faire cette hypothèse impossible à prouver. Et les procédures de maintenance complètement impersonnelles qu'ils appliquent ne permettent pas de lever mes doutes (ma machine a en effet, été réparée à l’autre bout de la France par des gens que je ne n'ai jamais vus)… Pourquoi cette nouvelle panne si soudaine ? La deuxième sur cet ordinateur qui n’a guère plus d’un an ? Peut-être faut-il envisager que ce sont mes ondes alpha qui provoquent des pannes à répétition des appareils électriques. Cela ne me paraît pas très probable, moins que mes soupçons sur l'honnêteté des réparateurs.

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Ces derniers temps, j'ai vu plusieurs vidéos de films américains : "Ghost Dog" de Jim Jarmush, "Tueurs nés" d'Oliver Stone (sur une idée de Quentin Tarentino). Plus récemment, c'est la cassette de Matrix que je me repasse en boucle.

Si Matrix peut être considéré comme un film grand public, ce n'est pas le cas, je pense, des deux autres. Ce seraient tous les trois, plutôt des films de gauche, si cette classification peut avoir un sens aux Etats-Unis. Ce sont de très bons films, pourtant l'image qu'ils donnent de l'Amérique a quelque chose d'assez négatif. En ce sens, le film de Jarmush est le plus remarquable. Très poétique et réfléchi pourtant que montre t'il ? Un homme qui ne vit que pour le crime et par le crime. Un tueur à gage. Pourquoi le cinéma américain ne peut-il parler d'autre chose que d'armes à feu ? Le film d'Oliver Stone est ambigu dans sa dénonciation de la violence et des médias. Il parle surtout de la fascination pour les armes et le "western". On voit tellement de films américains qu'on finit par trouver ces images normales. Elles le sont peut-être dans une certaine mesure pour quelqu'un né dans ce pays ? mais pour moi, elle ne le sont pas. Même les fusils de chasse ont quelque chose d'étranger pour moi. De véritablement obscène. Je n'ai jamais utilisé d'arme à feu et n'éprouve pas le besoin de résoudre mes conflits avec ce genre d'instrument. Il y a quelque chose de profondément pathologique dans l'attitude américaine vis à vis des armes à feu. Cela produit de jolis films mais voir cet esprit se diffuser à l'ensemble du monde n'est pas rassurant.

J'ai rejoué Matrix plusieurs fois. Ce film est vraiment bien. C'est assez incroyable la manière dont "Hollywood" parvient à rendre acceptable des idées comme celles développées dans ce film. J'ai remarqué souvent ce recyclage habile des mythes classiques ou des grandes préoccupations du moment (c'est d'ailleurs la force incontestable de ce cinéma là). Dans Matrix, j'ai retenu principalement deux idées. 1) que les humains pensent de manière quasi unique comme forgés par une même matrice, 2) les humains ne sont pas vraiment des mammifères mais plutôt comme des virus, une sorte de maladie de la Planète. Je passe sur les influences bouddhistes du film (la réalité n'est qu'illusion, etc..). On retrouve beaucoup d'écho de cette philosophie parmi les gens qui réfléchissent à la modernité, mais il est bien normal de se demander ce qui est réel lorsqu'on manipule des ordinateurs et des réseaux ! J'aime beaucoup aussi les codes graphiques de ce film, tout particulièrement cette évocation nostalgique des premiers écrans verts avec les lettres qui tombent... Mais pour re-boucler avec ce que je disais plus haut : encore des armes, toujours des armes. A profusion.

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"Plus on s'approche d'une chose, plus on s'en éloigne". C'est ce que disait l'un des auteurs du film Microcosmos. J'ai pensé qu'il avait vu juste et que cette citation avait sa place ici et maintenant.

 

24/12/2002

Hier, je suis allé acheter un nouveau disque dur pour remplacer celui de mon PC en panne. Mon diagnostic était le bon : c'était bien le disque dur ! La remise en marche a été un peu compliquée. D'abord partitionner le nouveau disque, puis le formater. Enfin, réinstaller le système. Cela m'a occasionné quelques émotions intenses (la crainte de ne pas y arriver et de devoir aller, penaud, demander l'aide d'un spécialiste). C'était la première fois que je faisais cette manip. Le CDROM d'installation livré avec mon PC ne fonctionnait plus. Il indiquait qu'il ne connaissait pas la configuration à cause du nouveau disque dur. Heureusement, j'ai pu recharger une sauvegarde que j'avais faite avec Drive Image. Pour la récupérer, il faut d'abord redémarrer avec une disquette qui affiche un nombre incalculable d'erreurs - je ne sais pas pourquoi - mais qui fonctionne quand même. J'ai pu retrouver le système et quelques programmes de base. Il en reste beaucoup à installer. J'aurais intérêt de faire une archive plus complète lorsque tout sera reconfiguré.

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"C'est chaud", "C'est chaud" disait mon neveu alors que nous tentions de démonter un vieil ordinateur à moi pour en extraire des composants. Il a prononcé cette expression à plusieurs reprises pour dire que c'était difficile ou délicat. Je n'avais jamais entendu cette expression et me suis demandé si je devais l'adopter histoire de montrer que je reste branché. Finalement non, je continuerais de la citer avec des guillemets. Je me dis aussi que c'est probablement une marque de l'age et de l'expérience que de pouvoir faire le tri dans les nouveautés. S. est encore dans une phase où tout ce qui est nouveau mérite l'attention. Il dit que si mon ce PC ne marche plus, peut-être que c'est parce qu'il est trop vieux. Je lui répond que ce n'est pas une explication suffisante. Je crois qu'on parle de tout autre chose que de cette simple carcasse d'électronique...

 

25/12/2002

J'ai également fait quelques recherches sur le net pour voir comment avait évolué la question d'Echelon et l'usage de la cryptographie un an après mon étude. Je compte en effet faire une courte synthèse pour mettre à jour mon dossier.

Ce que je constate principalement, c'est que la lutte continue entre les tenants de la cryptographie et de la liberté individuelle et les étatistes sécuritaires. En France, en particulier, c'est très étrange. On vote de nouvelles lois permettant l'investigation de la police sur les données enregistrées par les fournisseurs d'accès à internet et dans le même temps, on autorise l'utilisation libre du logiciel de cryptage GnuPG. Un pas en avant, deux pas en arrière titrait un article. Côté de l'hydre Microsoft, ils nous préparent la mise en place dans les ordinateurs de composants de contrôle spécifiques qui ne fonctionneront qu'avec Windows (dispositif TCPA-Palladium). Les programmeurs libres de Linux et FreeBSD pensent que c'est pour tuer la concurrence des autres systèmes... PRZ (Philippe R Zimmermann) est toujours dans le circuit. Il a créé une nouvelle boite : PGP Corporation, pour racheter les droits sur le programme PGP à NAI, qui n'en voulait plus. Sortie de PGP 8.0 mais sans la publication intégrale des sources ce qui est une sorte de dédit de Zimmermann par rapport à ce qu'il a dit pendant des années. On vieillit ! On s'aperçoit qu'il faut aussi préparer sa retraite et protéger sa "valeur". Sortie d'une nouvelle version de GNU PG (1.2.1). Le gouvernement allemand, paraît-il, finance ce projet. Je me demande à quel niveau. Comment un état ne réussirait-il pas à faire mieux que Zimmermann presque tout seul ? Le 16-10-2002, le Parlement Européen demande aux Etats de l'Union de se protéger contre Echelon en garantissant notamment la vie privée des citoyens...

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J'ai vu à plusieurs reprises ces derniers temps que des musiciens ont adopté les micro-ordinateurs portables comme instruments de musique principal. Certains groupes en utilisent même plusieurs (on est loin de ce concert auquel j'avais assisté à Lille dans lequel le spectacle avait été interrompu par une panne du logiciel nécessitant un rechargement complet du système, ce qui agaçait merveilleusement le chanteur !). On peut s'étonner du sort de ces machines qui phagocytent, petit à petit, toutes les activités humaines. On les voit dans les bureaux, dans les ateliers, maintenant dans les salles de concert, et l'on peut dire que la "compétence", aujourd'hui, c'est d'abord celle de savoir gérer un parc de programmes informatiques.

Concernant la musique, on annonce cet hiver le retour du rock en remarquant que la techno marque le pas. Je suis assez d'accord même si cela paraît être un jugement à courte vue. Il est vrai qu'il y a un peu de facilité dans le domaine des musiques électroniques, un manque fréquent d'exigence artistique qui est probablement un effet secondaire, négatif, de la grande simplicité avec laquelle on peut produire de la musique avec ces machines. L'art du remix, c'est clair, ça n'a qu'un temps.

 

01/01/2003

J'ai un sentiment général de "fatigue" et ne sais pas si mon intérêt pour ce site internet y résistera. Je vois un certain nombre de choses urgentes à faire : mette à jour "ce qui change", faire un complément de la page Echelon, voir comment poursuivre l'expo 2002 maintenant qu'on est en 2003... Créer des échéances temporelles est la règle mais ensuite, il faut les gérer ! Je peux bien sûr poursuivre l'expo 2002 encore quelque temps... Je ne sais pas si je peux en faire un bilan. J'ai publié des choses intéressantes mais j'ai aussi laissé en friche plusieurs idées particulièrement prometteuses. Ce qui tourne autour de mon personnage LBM en particulier : une seule page est sortie de tout ce que j'avais en tête.

J'ai encore des choses sous le coude qui sont dans le prolongement de cette expo. Je pense à cette série des marteaux que j'ai commencée avec pour la première fois des animations faites avec des fichiers "gif animés" (des choses encore très basiques).

Parmi les idées que j'ai laissées en plan, le texte que j'avais entamé sur la série "exploration". Ce que j'ai mis dans les pages n'est qu'une ébauche. C'est dommage.

J'avais aussi le projet d'une sorte de BD utilisant LBM, même pas commencée...

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Ces derniers jours, je me suis occupé d'un autre projet, tout à fait différent. Il consiste à réaliser un dictionnaire en ligne sur internet. J'ai quelques idées qui me semblent originales - que je dois donc garder pour moi pendant quelque temps (j'ai atteint, je crois, la limite de ces notes, leur sincérité s'en ressent !).

Ce projet confidentiel nécessite un site web interactif disposant des "technologies" avancées utilisant une base de données et des scripts côté serveur. Du classique en fait, mais que je n'ai jamais utilisé jusqu'ici. Je pense me servir du langage PHP et d'une base de données MySQL. Du classique encore, gratuit en plus ! Je m'y intéresse depuis quelque temps et j'ai commencé une maquette pour ce projet.

Il sera nécessaire de migrer vers une autre plate-forme car sauf erreur, Wanadoo ne propose pas les services nécessaire (seulement dans les offres professionnelles). Ce sera en fait un nouveau site et il va me falloir l'installer ailleurs. Sur un gratuit si possible. Mais vu l'ambition de ce projet, il faudrait surtout que je trouve un financement sérieux.

Ce projet nécessite aussi des partenaires. C'est son enjeu principal mais aussi son intérêt. Il faut que ce dictionnaire soit "massivement collectif".

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Pour la partie informatique de ce projet, j'ai pour l'instant une maquette mais qui n'est pas terminée. Il y a un certain nombre de choses à gérer comme l'identification des membres qui saisissent les définitions dans le dictionnaire. A priori tout le monde mais à condition de dire qui l'on est.

Cette étude m'a amené à me reposer des questions que se sont déjà posées les tenants du logiciel libre. Leurs concepts sont ils toujours valables et peuvent-ils s'élargir au domaine d'un dictionnaire ? C'est une question qui se pose. Si leur manière ne convient pas, il faudra que j'en trouve une autre ou que je l'adapte.

Ma place dans ce projet n'est pas encore très nette non plus. Je suis l'inventeur, mais souhaite être en retrait le plus possible. Ça paraît une gageure. Pour l'instant, je me concentre sur le prototype. C'est ce que je peux faire de mieux. Montrer ce qu'il est possible de faire et comment ça marche. Ensuite, je ne suis pas certain de maîtriser les aspects techniques et j'aurais intérêt de prévoir des sauvegardes permettant de recréer complètement la base de données !

Un des points les plus difficiles pour moi est de savoir gérer cette base de données qui pourrait devenir rapidement importante et surtout dont le format des données va probablement évoluer dans le temps, au moins pendant la phase de mise au point... Le sujet d'un dictionnaire m'intéresse mais je suis très ignorant de l'état de l'art en ce domaine. Existe-t'Il des travaux, des bouquins sur le sujet ? Je me suis probablement lancé un peu vite dans la programmation des pages php (mais j'avais aussi d'autres aspirations, apprendre ce langage en particulier). Ce qui me semble bizarre, c'est que personne n'ait tenté ce projet avant moi. [en fait, il existe beaucoup des dictionnaires sur internet, je m'en suis rendu compte après coup]. Il y a bien les bases d'indexation des moteurs de recherche et les dictionnaires encyclopédiques en ligne mais les objectifs me semblent différents. Les encyclopédies, en particulier, réutilisent un matériau déjà existant. Ce que veux faire consiste à repartir de zéro en utilisant une connaissance collective. En la suscitant un peu. C'est très différent. Probablement complémentaire.

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PHP amène quelques réflexions qui s'appliquent probablement aussi aux autres langages du même type (je pense à ASP...). Ces langages ont la particularité d'être écrits directement dans les pages web mais exécutés côté serveur. C'est une bonne idée, mais elle a ses limites. Lorsqu'on lit une page php, c'est assez fouillis. On passe sans arrêt du code html au code php. Parfois on a besoin aussi d'utiliser du javascript (code exécuté côté PC "client"). Et puis, un programme php est en pratique une suite de pages indépendantes. C'est peut être un avantage car cela oblige a bien structurer ses idées : une page pour la saisie, une autre pour le résultat. Ce qui est étrange et assez peu satisfaisant c'est que jusqu'ici, on puisqu'on agit dans un environnement web (des clients par nature très "inconsistants"), on est donc obligé de conserver des informations côté client avec des cookies. Les fameux cookies ! (mais pourquoi ont-ils appelé ces fichiers des cookies ?). Cela donne l'idée d'une architecture logicielle faite de bric et de broc. Ça marche, mais la maintenance de ces logiciels ne doit pas être facile ! Pas besoin d'être devin pour s'apercevoir que ces langages vont rapidement être remplacés par quelque chose de plus "sérieux", plus structuré. Ecrire du code html avec des instruction print ou echo de php, c'est quelque chose ! Il faut tenir compte des contraintes spécifiques des deux langages, ce qui conduit à multiplier des caractères "d'échappement" (\). Par exemple, si je veux avoir un texte bleu arial, je dois écrire en html quelque chose du genre :

<p><font color="#0000FF" face="Arial" size="2" >texte bleu arial</font></p>

pour l'écrire en php avec print, ça revient à :

print ( "<p><font color=\"#0000FF\" face=\"Arial\" size=\"2\" >texte bleu arial </font></p>" );

et si j'utilise les variables $couleur, $police, $taille, $texte :

print ( "<p><font color=\"$couleur\" face=\"$police\" size=\"$taille\" >$texte </font></p>" );

Pour le peu que je sois un peu esthète (je le suis un peu, assurément) et aussi pour des préoccupations de maintenance, je peux me préoccuper de la mise en page interne du code html produit sur le poste client (rendre le source de la page lisible). J'ajouterais alors encore quelque \n et \t pour revenir à la ligne et décaler le texte à gauche, soit par exemple

print ( "\t\t<p><font color=\"$couleur\" face=\"$police\" size=\"$taille\" >$texte </font></p>\n" );

Pas évident. Ce langage php n'est pas très facile à maîtriser. Ecrire des pages un peu professionnelles n'est pas évident. D'accord je débute. Je vais sans doute, peu à peu apprendre les astuces permettant de faire un code plus simple et plus clair. Trouver par exemple la fonction php qui formate automatiquement le texte html...

 

 

notes janvier 2003

 

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mise à jour le 19/01/2003