bilan au 10/08/2001 images/petit_logo_jcd.gif

 

 

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Ce texte présente mon bilan au 10 août 2001 de l'expérience concrétisée par ce site internet. Ce n'est évidemment pas un bilan définitif !

Ce type de texte n'est pas très bien adapté au net. Trop long. Pour en faciliter la lecture, j'ai ajouté des titres intermédiaires. Ils ne correspondent pas à une structuration du texte mais plutôt à des balises de navigation.


[ Introduction ] , [ Premières visites ] , [ Plan de communication ] , [ Moteurs de recherche ]
[
Applets ] , [ Changements d'outil et plug-in ] , [ Démarche artistique ]
[
Textes sur internet ] , [ Notes d'artiste ] , [ Appropriation ] , [ Littérature ] , [ Edition en ligne ]
[
Révolution internet ] , [ Enthousiasme ]


 

retour haut de page Introduction

J'ai ouvert ce site internet le 02/01/2001. La date avait été choisie pour qu'elle se mémorise facilement.

Après quelques mois de fonctionnement, je suis toujours bluffé par les multiples possibilités du web mais la mise en ligne de mon site ne m'a pas apporté ce que j'en attendais.

retour haut de page Premières visites

Les premières semaines m'ont rendu euphorique. J'avais envoyé une bonne série de mails et quelques lettres à des amis ou des connaissances rencontrées, en particulier, dans le cadre de mon activité professionnelle. J'ai eu des réponses et des encouragements. C'était bien agréable. Mais le bouche à oreille n'a pas fonctionné comme je l'espérais et très vite le taux de visite a diminué pour "tendre vers zéro" (mais sans jamais l'atteindre).

Parallèlement, j'avais envoyé des mails à l'intention de journalistes ou à des musées de peinture français. J'en attendais beaucoup. Je me disais que ces gens devraient être intéressés à titre individuel et que, peut-être, l'un d'eux pourrait parler de mon site dans un article... En fait, il ne s'est rien passé. Je n'ai reçu que quelques accusés de réception dont on ne peut dire s'ils proviennent d'un journaliste qui a visité le site ou plutôt d'un service de secrétariat, voire même d'un programme automatique. Ce mutisme m'a beaucoup troublé. Où vont les mails qu'on envoie aux adresses trouvées sur internet ? Sont-ils même lus ? Rien n'est moins sûr et sinon, combien les journalistes reçoivent-ils de mails par jour ? Comment font-ils le tri ? Quels sont leurs critères d'élimination ? Combien de temps consacrent-ils à chaque message ?

J'ai alors compris que lorsqu'on envoie un mail aujourd'hui, on n'aurait sans doute pas envoyé un courrier auparavant à cause du coût. Pour les journalistes, cela signifie qu'ils doivent être très sollicités et ne sont pas en mesure d'absorber toutes les propositions qu'ils reçoivent. Ils se protègent en quelque sorte. Pour les toucher, il faut être introduit et que leur travail leur soit pré-mâché sous forme de dossiers de presse. Ceci montre aussi l'importance de la publicité pour faire aboutir n'importe quel projet aujourd'hui.

La probabilité qu'un journaliste trouve mon travail génial et qu'il soit prêt à se mouiller pour le défendre était infime... Et d'ailleurs, je me suis demandé s'il ne fallait pas tout simplement payer pour avoir un article.

Ce constat m'a entraîné vers une pénible méditation sur la Société du Spectacle. J'ai relu Debord et Bourdieu pour conclure que c'était encore pire que je ne l'avais imaginé ! Cela m'a éprouvé. Une fois de plus, il me fallait tenter de recomposer une image correcte du Monde en sachant que celle des médias est truquée et diffractée (à qui peut-on se fier ?... ).

retour haut de page Plan de communication

Je n'ai pas mené à son terme le plan de communication que j'avais prévu. Grâce au mail, c'était presque gratuit mais cela prenait énormément de temps. J'avais une longue liste de journaux et de musées à contacter, en France et à l'étranger. Pour limiter le nombre de mails, je mettais plusieurs adresses dans chaque message en utilisant la "copie cachée" ce qui avait l'inconvénient de faire que mes mails arrivaient sans destinataire visible. A partir de la deuxième série d'envoi, j'ajoutais mon dossier de presse aux messages. Cela a t-il été bien reçu ? La présence d'une pièce jointe n'est-elle pas un critère de rejet pour limiter les risques d'infection par un virus ? J'avais réalisé, en me faisant aider, une version française et une version en anglaise de ce document. Il est bien je crois, même si je m'en suis finalement peu servi.

Je m'étais mal organisé pour cette tâche "administrative" de mailing et j'ai eu des soucis pour suivre l'avancement de mes envois. Le programme de messagerie que j'utilisais (outlook express) ne permettait pas de demander un accusé de réception. Je ne savais donc rien de ce qu'il advenait de mes messages sauf pour ceux dont l'adresse n'existait pas, retournés par le réseau (Les programmes de mail pourraient facilement être améliorés et si une entreprise veut réaliser une super-version, je pourrais donner quelques idées...).

Je n'ai donc pas bien conduit cette tâche de mailing qui m'est parue très fastidieuse. J'avais sous-estimé le temps nécessaire pour trouver les adresses sur le web. Il fallait se connecter et visiter chaque site, l'explorer pour trouver les adresses mail et les modalités de contact. J'étais d'avantage tenté de développer le contenu de mon site (les applets en particulier); J'aurais dû me faire aider, car il est très important de se faire connaître et il faut pour cela multiplier les contacts. En effet, un mailing aussi ciblé soit-il, n'a qu'un "taux de retour" très faible, inférieur à dix pour cent. Je regrette d'avoir un peu négligé cet aspect des choses.

J'ai négligé aussi d'autres moyens de contact comme, par exemple, les groupes de discussion.

retour haut de page Moteurs de recherche

J'ai également eu peu de visites liées à mon inscription sur les moteurs de recherche, mais là, cela ne m'a pas surpris. Ces outils sont parfaitement inefficaces du point de vue du fournisseur. Rien que sur Wanadoo, les thèmes auxquels je pouvais rattacher mon site proposent des milliers d'entrées (littérature 2031 sites, peinture 1634 sites, etc.). Comment espérer qu'on vienne "chez moi" par ce moyen ? Ce serait un pur hasard.

En m'inscrivant sur ces moteurs, je me suis aperçu qu'il était difficile de caractériser mon site autrement que par "littérature" ou "peinture", des mots qui ne permettent pas une sélectivité suffisante. Dans la vie de tous les jours, les personnes à qui on peut parler de peinture ou de littérature ne sont pas très nombreuses (du moins dans le milieu où j'évolue) mais sur internet, ils sont des milliers comme moi à avoir quelque chose à dire sur ces sujets. Cela m'a un peu dérouté et j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé d'autre mot pour caractériser mon projet. Cette approche reste à faire pour moi. Peut-être que je ne pense pas assez sur le mode internet et qu'il faut adapter d'avantage mon message à ce média. Par exemple, j'avais entendu parler d'un site sur les vaches : pourquoi les vaches, à quoi pensent-elles, etc. Trouver un bon thème. (mais il serait juste de remarquer que j'ai déjà eu le même type de problème pour écrire des romans).

retour haut de page Applets

Dans les premières semaines, j'ai multiplié les projets d'applets sous forme de petits dessins à programmer plus tard. Je dois en avoir une vingtaine de pages. Je n'en n'ai produit que quelques uns. Pour les premières réalisations, fin 2000, j'avais une sorte de grâce et de réussite. Cela avançait très vite. C'était formidable. J'en fabriquais plusieurs par soirée.

Mais très vite des problèmes techniques sont apparus qui ont beaucoup freiné mes développements. J'ai dû faire des recherches sur des sites américains pour essayer de comprendre les difficultés que je constatais et trouver des palliatifs. En réalité, le langage Java implanté dans les navigateurs comporte des bugs sévères et il ne semble plus beaucoup évoluer (rancœur de Microsoft contre Sun ? probablement...) et la seule solution est de contourner les dysfonctionnements connus.

J'y suis parvenu tant bien que mal mais après avoir perdu beaucoup de temps. Pour être complet il faudrait ajouter aussi que j'avais voulu fabriquer des applets un peu plus compliquées qu'au début : charger des images et les faire tourner - ce pour quoi, la version 1.0 de Java des navigateurs n'est pas bien adaptée.

retour haut de page Changements d'outil et plug-in

La question du changement d'outil de programmation s'est posée rapidement. Depuis quelques mois, le logiciel Flash semble s'imposer pour le graphisme sur internet mais ce produit est cher et j'ai quelques scrupules de le faire financer par mon employeur pour m'en servir à la maison ! Peut-être que le prix va baisser, peut-être que je peux trouver une copie pirate... L'autre solution est de passer à la version 1.3 de Java qui offre des fonctionnalités supplémentaires utiles pour moi, mais qui nécessite un plug-in du navigateur... ce qui signifie que tous les visiteurs n'y auront pas accès automatiquement.

Dès le lancement du site, j'ai voulu éviter d'imposer à mes visiteurs le téléchargement de plug-in spécifiques comme "flash" ou "java 1.3", mais je ne parviens pas à mesurer si c'est un vrai problème... Personnellement, je trouve agaçant d'être sans cesse obligé de télécharger ces modules additionnels à chaque nouveau site que je visite. Avec Flash qui est devenu très répandu, ce n'est plus un problème, mais pour Java, je ne sais pas. Il serait astucieux que j'écrive, si c'est possible, une petite applet qui teste le navigateur de mes visiteurs pour savoir ce qu'il en est, quel pourcentage dispose de Java 1.3. Il faudrait aussi que je vois si le chargement du module Java 1.3 est long....

Dans tous les cas, c'est une source de complication et je me méfie de cela. Sur internet et dans l'informatique en général, il y a toujours de bonnes raisons de faire des choses de plus en plus compliquées, des java scripts, du DHTML, du XML, etc. mais je pense que le but n'est pas là. Toute ma démarche est orientée sur le contenu et j'essaie de m'y tenir avec un minimum de moyens techniques.

En réalité, c'est un enjeu économique et un enjeu de pouvoir. Enjeu économique qui vise à multiplier les produits nécessaires pour faire marcher internet et ainsi maintenir amorcée la pompe à dollars. Enjeu de pouvoir aussi de la part des informaticiens qui n'apprécient guère que le web et les ordinateurs leur échappent ; la question courante est "êtes vous webmaster ?" comme si l'on voulait instituer un permis pour réglementer le droit à l'expression sur internet

retour haut de page Démarche artistique

Concernant les applets, plusieurs problèmes se posent aujourd'hui à moi. Changer éventuellement de langage en est un. Le second serait de constater que le nombre d'applets que j'expose devient trop important pour une présentation en liste comme je l'ai fait. Il faudrait trouver autre chose pour mettre en valeur les applets que je juge les plus importantes. C'est un problème compliqué. De la "muséographie virtuelle" en fait.

Sur le côté artistique proprement dit, je crois que j'ai encore beaucoup à faire. Mes applets jusqu'ici imitent mes prédécesseurs du monde de la peinture et, je dois dire,... des prédécesseurs qui datent un peu ! Depuis que j'ai entrepris ce travail, je me suis ouvert à d'autres influences. J'ai regardé sur internet et à la télévision (metropolis) des choses consacrées à l'art contemporain. Je suis largué et je le sais. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Ce que j'essaie au premier chef de maîtriser, c'est le temps. Ma réflexion tourne autour de cela et elle demande à être encore approfondie et mâturée. Je suis assez satisfait de la série que j'ai réalisée à partir d'une œuvre de François Morellet. J'envisage quelque chose dans le même esprit avec Warhol, mais j'en entends parler comme d'un "vieux peintre", ce qui en dit long sur le trajet qu'il me reste à rattraper ! Mais est-ce cette dynamique là qui est importante en art ? J'en doute. C'est juste celle de l'Histoire de l'Art et des médias.

retour haut de page Textes sur internet

Parmi ce qui devais évoluer sur le site, la partie "ce qui change (avec internet)" est pratiquement restée figée depuis l'ouverture. Je croyais avoir beaucoup d'idées personnelles sur internet mais plus je pratique, moins il me semble avoir un avis pertinent. J'ai laissé cette partie en sommeil en attendant d'être plus inspiré. Ecrire "en ligne" n'est pas si évident. On n'a pas des idées lumineuses tous les jours.Et à moins d'entrer dans une démarche de type journalistique qui réagit à l'actualité,... ce qui n'est pas exactement mon propos.

J'espérais aussi au départ que mes premiers textes feraient débat et ainsi que je trouverais matière pour les enrichir. Il est vrai que les règles que je proposais n'étaient pas équitables pour mes contradicteurs mais en pratique, les visites ont été trop rares et les réactions presque absentes.

retour haut de page Notes d'artiste

Mes "notes d'artiste" en revanche se sont enrichies régulièrement. C'est devenu une sorte de chronique dans laquelle je note les choses qui retiennent mon attention. Je me reconnais bien là ! Ce journal en remplace d'autres que j'ai eu auparavant. La nouveauté est que je le mets en ligne dans un délai très court. J'apprécie ce travail qui donne une idée du chemin parcouru, qui trace des questions importantes à certains moments, secondaires plus tard... Je ne pense pas que ce journal ait été lu par plus de deux ou trois personnes, mais peu importe, il est écrit pour le long terme et autant comme une expérience personnelle que comme un document historique utilisable un jour, pour étudier "comment c'était au début d'internet".

retour haut de page Appropriation

Nous ne sommes qu'au début d'internet et malgré le jeunisme ambiant qui conduit à imaginer après deux ans que les choses sont déjà anciennes, internet devrait rester une nouveauté pendant encore de nombreuses années. Il serait triste qu'il en soit autrement. Cela signifierait que nous nous sommes excités sans bénéficier des tous les potentiels entrevus. Dans le domaine automobile, on sait que la plupart des inventions ont été faites à la fin du dix neuvième siècle : le moteur à essence, le moteur diesel et même la pile à combustible qui apparaît encore aujourd'hui comme une solution futuriste. Il n'est pas déraisonnable d'estimer que l'assimilation d'internet va se poursuivre jusqu'en 2050 ! On ne s'y attendait pas vraiment. Les ordinateurs étaient entrés dans les foyers. Grâce à un modem, on pouvait télécharger des fichiers mais je crois que peu nombreux sont ceux qui ont vu venir le web et ce que signifiait cette technologie en terme de mise en commun d'information.

Cela nous pose de nouveaux problèmes. Comment se comporter face à une surabondance d'information ? Quels sont les critères de validité d'une information ?....On n'est plus dans l'ère où tout ce qui est écrit peut être considéré comme vrai. Il faut apprendre à vérifier systématiquement. Sur le net, les informations sont aussi parfois éphémères. Faut-il il les enregistrer, les copier sur son disque dur avant quelles ne disparaissent ? Comment et pour quoi faire ?

retour haut de page Littérature

Sur ce site, j'ai publié deux livres "désordonné" et mes "poèmes pour internet". Je croyais honnêtement que cela ferait bondir les journalistes qui s'intéresseraient au site car, même si ce ne sont pas des chefs d'oeuvre, la démarche restait provocarice et cullotée. Je n'ai toujours pas trouvé l'équivalent sur internet, d'un texte littéraire complet, donné gratuitement comme je le fais (mais cela doit bien exister, puisque tout existe !). Parfois on trouve des nouvelles ou des extraits...

A l'époque de mon lancement, Stéphen King venait d'ouvrir le site où il mettait en ligne l'un de ses romans. Depuis il a interrompu l'expérience. Il faut dire que c'était un peu l'arnaque car il s'agissait d'un bouquin dont il avait abandonné l'écriture (et il devait bien y avoir quelques raisons) et aussi parce qu'il prétendait vendre 1$ chaque chapitre, ce qu aurait porté à 100 F un livre "virtuel" de quinze chapitre ! A ce prix là, il pouvait fournir le papier !.

Grâce à cette mise en ligne, j'ai pu avoir la satisfaction d'être lu par plus de personnes que jamais auparavant et ceci, sans avoir à passer par cette transaction ridicule qui consiste à proposer mon livre de la main à la main. Mes visiteurs peuvent lire ou non mes ouvrages. Ils peuvent ensuite me le faire savoir ou non comme bon leur semble... Ce n'est cependant pas une solution et rien ne remplace une "édition en dur" qui garde un côté plus crédible.

Je crois aussi qu'une édition par l'intermédiaire d'une maison d'édition à quelque chose de rassurant pour l'auteur qu'internet ne donne pas. Elle valide son travail. Et pour ce qui me concerne, le besoin de reconnaissance est très grand, beaucoup plus que je ne le voudrais, au point d'être une gêne qui nuit à la qualité de mon oeuvre*.

* je sais que m'exprimer ainsi peu choquer, mais c'est la manière juste.

retour haut de page Edition en ligne

En début d'année, un peu avant le salon du livre, j'ai reçu le courrier d'un nouvel éditeur (manuscrit.com) qui me proposait de publier sur internet le livre que j'avais proposé à leur partenaire Le serpent à plumes quelques mois auparavant. Ils avaient trouvé mon adresse dans leur fichier "d'auteurs potentiels" et non grâce à mon site... Ils disposent d'une machine capable de fabriquer à l'unité des livres commandés par internet. J'étais très enthousiaste. Ils proposaient également pour un prix moindre, de vendre les livres sous forme de fichiers à télécharger. Cette seconde solution visant à préparer l'arrivée du livre électronique.

J'étais prêt pour signer avec cet éditeur mais j'ai quand même voulu lire en détail le contrat qu'ils proposaient. Il comportait des clauses que je ne pouvais pas accepter. De leur côté, ils n'étaient pas prêts à faire du sur mesure. Je renonçais donc à cette édition avec une certaine tristesse, le regret de ne pas pouvoir "prendre le train en marche". J'appris bien vite que d'autres sociétés travaillent sur le même créneau et surtout, j'ai compris que cette méthode d'édition ne marche pas. En dehors du cercle très restreint des gens qui s'intéressent au sujet, on n'en entend jamais parler. Les problèmes techniques semblent mal maîtrisés sur la partie gestion du site web, et... qui irait acheter le livre d'un auteur inconnu quand les librairies débordent de titres, que les bibliothèques se sont multipliées dans les villes, et que les librairies en ligne (alapage, fnac, amazon), parviennent - dans les cas les plus favorables - à vous livrer chez vous, le lendemain de votre commande ? Il n'en reste pas moins que cette machine à fabriquer des livres continue de me faire fantasmer.

retour haut de page Révolution internet

La révolution internet - si révolution il y a - pour moi, elle viendra de la mise en réseau des idées. S'il ne s'agissait que de technologie, cela me concernerait peu, mais il suffit d'explorer quelque temps les multiples "pages perso" qui naissent chaque jour, pour comprendre qu'il se passe quelque chose d'étonnant. J'espère que cela va durer. Des milliers de personnes mettent à disposition ce qui leur paraît avoir de la valeur chez eux, là où ils se trouvent : untel sa connaissance de l'électronique, un autre de l'histoire ou de la philosophie.. La technique internet peut évoluer, atteindre les haut débits avec l'ADSL ou devenir nomade avec les téléphones UMTS, cela n'est pas si important, car le "vrai truc", nous l'avons déjà. Ce qui est important avec internet est ce qui se passe dans la tête de chacun !

... dans la tête de celui qui s'interroge sur ce qu'il a de bon en lui à mettre sur son site internet, qui pourrait intéresser les autres. Dans la tête de celui qui navigue, explore la toile, et bénéficie de toutes les informations qu'elle peut regorger, toutes les "rencontres" qu'elle permet. Je ne pense pas que l'esprit puisse en sortir sans enrichissement. L'internet me fait l'impression d'une évolution de nature, en quelque sorte, biologique. En supprimant la distance entre les êtres, on multiplie les échanges et les coopérations possibles, comme si le cerveau planétaire dont nous sommes les neurones, passait à un autre age en multipliant ses connexions.

retour haut de page Enthousiasme

C'ette perspective est enthousiasmante bien que je ne sache pas si l'analogie de l'Humanité avec un cerveau soit très correcte. En même temps, cette perspective est aussi attristante car elle nous redonne le sentiment d'être nés "trop tôt"... ce qui est peut-être pire que d'être né trop tard ! Elle est attristante aussi pour quelqu'un comme moi qui pensait "avoir des choses à dire", car on voit bien qu'avec internet les individus sont moins importants que le mouvement des idées.

Mais derrière cette euphorie, la désillusion n'a certainement pas encore dit son dernier mot.

 

lyon, le vendredi 10 août 2001
jean-claude devaux

 

 

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mise à jour le 30/11/2001