notes d'artiste (début 2001)  

notes au fil de l'eau lors de la réalisation du site et des applets java.

 

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02/01/01

Soirée délicate hier soir. J'ai jeté un coup d'oeil plus approfondi au site de John Maeda et ses applets m'ont fortement impressionné. Dans notre domaine commun, il a beaucoup d'avance sur moi. Ce n'est pas surprenant mais je ne sais pas comment je vais gérer cette situation.

J'étais un peu déprimé. J'ai testé plusieurs modèles d'applets inspirés des travaux de J. Maeda et F. Morellet et curieusement, cela ne donne rien. Une sorte d'impression de non reproductibilité, comme si ces concepts n'étaient exploitables que par leur inventeur. Pour Maeda, j'ai essayé de voir ce que donnent les variations d'un carré en modifiant la position de chacun des quatre points d'extrémité de manière aléatoire. Je ne suis pas très convaincu du résultat. Peut-être simplement à cause de cette tension que j'ai créée en ouvrant mon site qui me fait penser que maintenant, il va falloir l'alimenter régulièrement.

J'ai été déçu aussi de voir que je n'avais reçu aucun e-mail. J'attendais des remarques concrètes. Je n'ai que l'interprétation des compteurs et des statistiques à me mettre sous la dent et leur interprétation est difficile. Cinquante visites environ actuellement d'après les statistiques. Ce n'est pas si mal vu le faible avancement de mon plan de communication.

 

04/01/01

Reçu les premières réactions. Le lien sur le fichier désordonné ne fonctionne pas dans certains cas. C'est très embêtant. car s'il n'est pas possible de télécharger mon livre, c'est comme si je n'avais rien fait. Je place un petit message qui signale le problème sur la page en attendant de trouver la solution.

Premières réactions plutôt positives. Y me suggère de proposer des économiseurs d'écrans, F. une page livre d'or pour noter les réactions des visiteurs. A voir. Il va me falloir aussi réfléchir à la "déformation" du site.

 

06/01/01

Résolu le problème du lien avec l'aide de MD. C'était un problème d'accent. Simplement retenir de ne jamais utiliser les accents dans les noms de fichier ou de répertoire. Je peux relancer ma communication que j'avais gelée à cause de ce problème. Au travail, j'ai envoyé une centaine de mails ciblés vers des personnes rencontrées au fil des ans par mes activités professionnelles. J'ai déjà eu quelques réactions. Cette première liste est sans doute celle qui permet de toucher le plus efficacement. C'est le concept de proximité. J'espère que ces premiers contacts m'en amèneront d'autres. Il se trouve qu'ils sont répartis sur la France entière, un avantage supplémentaire.

Je n'ai pas encore osé toucher le staff de l'entreprise. C'est psychologiquement difficile vu les règles sociales en vigueur. Mais je me positionne comme artiste et, à ce titre, je pense que je peux dépasser certaines conventions. A l'inverse, en recherchant l'adresse d'anciens collègues, je me suis aperçu que peu de techniciens disposent d'une adresse mail. C'est surtout réservé aux cadres. Moi qui pensais que tous avaient un poste de travail équipé pour l'intranet !

Parallèlement, j'ai envoyé quelques mails à des revues ou des télés. Si je peux avoir un article, ce sera formidable mais rien n'est sûr. J'ai remarqué que les journaux mettent en place des filtres sur leur annuaire mail pour éviter d'être envahis. Ils demandent de remplir un formulaire qui cache l'adresse électronique ce qui empêche d'envoyer des messages à la chaîne comme j'avais prévu de le faire. Ce n'est pas un vrai problème, simplement, cela me prendra un peu plus de temps.

 

08/01/01

J'ai réalisé un applet "bouton" pour ma page d'accueil. Depuis le début, la partie droite de cette page ne me convenait pas. Cela m'a pris un peu de temps mais j'ai, à cette occasion, amélioré ma connaissance de la gestion des événements de la souris que j'exploiterai dans mes prochains applets. J'ai pensé aussi à une page où l'on pourrait s'inscrire comme "ami du site" et une autre où je pourrais donner deux ou trois applets simples comme le défilement de texte en expliquant comment les utiliser. Ce serait en quelque sorte la "boutique du musée".

A la télé, j'ai vu un reportage sur le musée de St Etienne. Il semble que B. Seysson soit parti en retraite... C'était une femme qui parlait et je suppose que c'est le nouveau "conservateur". Elle semblait dire qu'il y a beaucoup d'artistes sur internet. C'est probable, mais j'aimerais bien savoir où ils sont pour voir ce qu'ils font.

 

14/01/01

Pendant toute la semaine, j'ai continué de communiquer sur mon site. J'ai commencé avec les journaux mais c'est assez long : d'abord trouver leur site sur internet, rechercher s'ils indiquent des adresses mail. Parfois on est obligé de remplir un formulaire. Lorsque c'est possible, je regroupe les adresses dans un seul message en utilisant la fonction "copie cachée". Il me reste beaucoup à faire sur cette tâche. Je vais l'étaler sur plusieurs semaines.

J'ai eu diverses réactions mais toutes de gens que je connais déjà. Certains me disent qu'ils ont seulement jeté un oeil et reviendront, d'autres enthousiastes me tapent sur l'épaule. R me dit "je l'ai même montré à mes enfants". Les statistiques de visite montrent des visites régulières, plusieurs par jour. Je ne sais pas si leur nombre va baisser ou au contraire si la pompe va s'amorcer. Certains facteurs dépendent de moi mais pas tous. Penser à vérifier l'inscription sur les moteurs de recherche. On me suggère de faire une publicité dans un journal local. C'est une idée.

Je n'ai pas trouvé de temps cette semaine pour avancer dans mes applets. J'ai hâte de reprendre cette recherche; j'ai de nombreuses idées en tête. Je voudrais aussi étoffer la partie "ce qui change".

 

16/01/01

Baisse importante des consultations. Est-ce un passage à vide, le temps pour les médias de réagir ? Pour mes connaissances, on peut penser que c'est terminé "ils ont vu" et il faudra un certain temps avant que l'occasion se présente pour eux de donner l'adresse à quelqu'un de leur connaissance. La capacité de s'intéresser, autant que celle de se souvenir, est très fugitive. L'enthousiasme pour chacun de nous retombe aussi vite qu'il est venu et je ne suis pas sûr que, pour certains, l'enthousiasme ne retombe pas avant qu'ils aient tout vu du site !

Je m'interroge sur l'intérêt même de poursuivre ces notes. Elles deviennent répétitives... Hier, nouvelle impossibilité de consulter les statistiques de mon site web. Je reste dans l'incertitude et me pose des questions sur la validité des chiffres : le système compte-t'il correctement lorsque la consultation des résultats ne fonctionne pas ?

J'ai eu d'autres avis de visiteurs dont je ne peux faire état dans ces notes publiées sur internet. C'est la deuxième fois que l'on me dit avoir lu mon livre en ligne. Je ne pensais pas que ce soit possible pour ce genre de texte et sans doute qu'il y a dans ce cas de la "perte en ligne". Ecrire pour internet suivrait certainement des règles totalement différentes de celles d'une écriture destinée au support papier.

J'éprouve des difficultés à poursuivre l'écriture de textes pour le site. Je voulais poursuivre le dictionnaire de "ce qui change" mais je me perds dans le sentiment paralysant d'écrire des bêtises. Aujourd'hui au travail, il m'est un arrivé un de ces petits événements troublants : juste avant que le téléphone ne sonne, j'ai eu le sentiment que CB allait m'appeler et lorsque j'ai décroché, c'était effectivement lui. Ce n'est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de phénomène mais avec le site, avec mon "exposition", il n'est pas exclu que j'ai déclenché quelque chose qui change ma relation avec mon entourage et qui reste actif même lorsque je suis seul..

 

28/01/01

Après un mois de fonctionnement, je peux tirer un premier bilan... J'ai constaté une baisse des visites selon le modèle du cycle de vie des objets que j'avais étudié tantôt dans un cours de marketing. Mes émissions de mail ont fait long feu et j'observe que l'oubli est aussi rapide que l'enthousiasme de départ. Parmi mes connaissances, j'ai eu des retours chaleureux qui ont transformé en partie, mais en bien, mes relations professionnelles. Du côté des médias je suis déçu car les réactions se sont limitées à des accusés de réception.

F me dit qu'elle a parlé de mon site aux administrateurs du musée d'art contemporain de la ville. Elle s'est faite bouler; On mettait en doute à priori mon statut d'artiste, sans me connaître. C'est bien la France ! Faudra t'il que je m'expatrie ?

Plus grave, si le monde des arts et des médias fonctionne de cette manière, cela montre que notre société est moribonde. Elle n'est pas prête pour internet, ce lieu où il faut se faire une opinion par soi même.

Fort de ces réflexions, j'ai entrepris la réalisation d'un dossier de presse que je vais transmettre "aux mêmes" dans un mail de rappel. Cela aura t'il une quelconque efficacité ? Nous verrons bien.

Réaliser un dossier de presse est nouveau pour moi. Pour le fond, je n'ai pas eu de problème car je sais bien de quoi je dois parler. Le travail de mise en page du document m'a beaucoup intéressé... Reprenant ma version d'hier, j'ai pu ce matin l'améliorer encore en resserrant le texte et orientant les effets graphiques. Je reste fidèle à ma démarche habituelle d'autodidacte. La question est de savoir si je gagnerais du temps en questionnant des spécialistes au lieu d'apprendre seul.

J'ai corrigé encore plusieurs fautes de frappe sur les pages de l'exposition. Il en reste ! Il faut que je pense à mettre à jour le serveur. Comme je gère cette mise à jour "à la main", je dois être très rigoureux pour ne rien oublier. Au travail, sur l'intranet de l'entreprise, nous utilisons la version professionnelle de FrontPage qui gère les transferts de fichiers sur le serveur. A la maison, je me contente de FrontPage Express et ftp. Dans un sens, je préfère utiliser des outils bas de gamme pour gérer le site, ceci afin de me concentrer sur l'essentiel. (Souvent, je me demande si les logiciels très élaborés font gagner du temps avec toutes leurs super-fonctions immaîtrisables).

J'ai vu un site faisant la promotion du logiciel Flash qui permet de réaliser des animations spectaculaires. Je pense que ma démarche java garde sa pertinence mais il faudra que je m'intéresse plus à ce logiciel.

F me parle aussi d'un écrivain qu'elle à rencontré et qui avait tenté une expérience d'écriture en ligne (une page par jour). Il a arrêté son expérience. Peut-être que je le contacterai pour discuter de son renoncement et m'assurer si j'ai bien compris ce qui clochait dans sa démarche, voisine de la mienne.

Ces derniers jours, j'ai repris les développements d' applets. J'essaie d'améliorer ma maîtrise dans la manipulation d'objets. J'ai réalisé des choses qui me semblent intéressantes et même gracieuses. Mes "balles rouges" semblent danser ce qui montre que je me détâche de la toile pour quelque chose de plus dynamique. Par moment je me dis qu'il ne faut pas aller trop vite et bien remplir l'espace comme je me l'étais fixé à l'origine. Les séries que j'ai commencées ne sont pas terminées mais les nouvelles risquent de les rendre obsolètes. La série OuiNon par exemple me semble un peu fade. Il faudra que je fasse du ménage ou que j'organise l'espace autrement (ranger, toujours ranger, même sur internet !!).

Mon expérience est aussi une confrontation contre la technique cannibale. Un des objectifs que je dois avoir face à l'ordinateur est de réussir à le dompter sans me laisser entraîner dans des directions que je ne veux pas, entre autres, l'excès de technologie (super machines, palette graphique, modeleurs 3d, etc).

 

01/02/01

Je me suis connecté au site http://eeeee.citeweb.net/ qui présente l'histoire de monsieur "é". Ce projet de livre en ligne s'est terminé le 27 avril 1999 par une cyberfête dont le site présente quelques photos. J'apprécie ce site: le texte est intéressant à lire mais il y en a énormément (14 mois, presque un texte chaque jour !). J'ai pris contact avec l'auteur par mail en lui donnant l'adresse de mon site. Peut-être qu'on aura un débat tous les deux. Ce pourrait être enrichissant.

J'ai parlé des réactions positives que j'ai eu sur mon site mais pas des non-réactions qui sont encore plus nombreuses. Début janvier notamment, j'avais envoyé dix lettres à des gens que je connais mais dont je ne sais pas l'adresse mail et ne suis même pas sûr qu'ils en ont une. Aucun d'eux n'a réagit. Ce sont pourtant des gens que j'ai très bien connus bien que je les ai un peu perdu de vue. Dans le cas où ils n'auraient pas internet, je me demande ce qu'ils ont pensé en recevant mon flyer. C'est un peu comme si je marquais la distance et soulignais que je vis désormais dans un autre monde. Lequel de ces deux mondes est le plus vrai ? Le mien ou le leur ?

Depuis quelques jours, le nombre de visiteurs a remonté sur le site mais je n'en connais pas l'origine. Aucun mail. Le plus étonnant avec les nouveaux visiteurs vient de la répartition des visites qui ne sont pas seulement le soir mais toute la journée... Quatre ou six visites par jour environ. J'ai consulté la page de statistiques des trente derniers jours et j'ai remarqué un bug. Pour le mois en cours, les chiffres correspondaient aux chiffres du 31/01/01. Il faut se méfier de chiffres donnés. En plus c'est chiant parce que souvent on n'arrive pas à consulter ces pages et il est impossible de les copier. Il faudrait que je modifie mes pages pour pouvoir recevoir les résultats dans ma boite mail.

Mon dossier de presse est terminé pour la version Française. Je l'ai envoyé aux différentes personnes qui m'avaient passé un message lors de la visite de mon site. Je l'enverrai aux médias au début de la semaine prochaine, j'ai l'impression que ce sera plus efficace qu'avant le week-end. J'ai aussi presque terminé une version anglaise avec l'aide de Dominique. Le dossier a fait plusieurs aller-retour entre Lyon et la Floride. L'échange de mails est très rapide, surtout lorsqu'il s'agit de messages courts. Avec le dossier en pièce jointe c'est un peu plus lent. J'ai reçu un message d'excuse l'autre jour m'indiquant que mon mail n'avait pu être envoyé dans les délais (quel délai ? je pense 4 heures...). Le message disait qu'ils continuaient d'essayer pendant 96 heures. Mon message est bien arrivé. Bien sûr cette sollicitude était celle d'un programme informatique.

 

03/02/01

Je suis très déçu. Le mail envoyé à Monsieur é m'est revenu, impossible de le livrer à son destinataire qui n'existe plus. Le dialogue que j'avais imaginé ne sera pas possible. Ou alors, ce sera dans d'autres circonstances...

C'est étrange de penser que ce site représentant une expérience humaine forte est abandonné sur le net et n'appartient plus à personne. J'ai rédigé un petit texte à ce sujet pour "ce qui change" et je vais m'approprier le concept de Monsieur é.

J'ai suivi hier soir sur M6 un bout des nuits du net. Un type disait qu'il avait mille visites par semaine (ou était-ce par jour ?) avec son site sur Dorothée. Plus tôt dans la semaine une actrice expliquait qu'elle recevait à une époque plus de 1000 lettres par jour (ou était ce 10 000 ?)... J'ai du mal avec les chiffres quand ils sont dits oralement, mais peu importe les chiffres; cela montre surtout l'effet incroyable de la célébrité. C'est un phénomène vachement difficile à maîtriser. L'actrice parlait des excès que cela entraîne. Elle s'était battue avec des gens dans le métro qui ne voulaient plus la lâcher !.. On peut comprendre que tous ceux des médias se protègent et créent un mur autour d'eux.

J'ai pensé aussi que, à l'image de Monsieur é, il se peut que beaucoup de sites internet ne sont pas réellement gérés et que les adresses mail vont directement dans des /device/null, des fichiers poubelle. Peut-être aussi que je ne devrais pas mettre de pièce jointe dans mes messages mail. Ils ont peut-être des procédures de sécurité pour se protéger des virus qui éliminent tous les messages contenant des pièces jointes et ils ne m'ont pas lu. Ce n'est qu'une idée mais c'est possible.

J'ai eu plusieurs félicitations sur mon dossier de presse. Cela fait une impression étrange de constater qu'en fait, je sais faire ce genre de document alors que je n'ai jamais appris. Cela fait intervenir beaucoup de choses concernant la relation que j'ai avec mon environnement. Le lieu ne me semble pas être de m'étendre sur ce sujet dans ces notes, mais les conséquences sont multiples.

MC veut que je vienne faire une conférence à ses élèves de BTS de communication. J'ai réservé ma réponse. Il faut d'abord trouver un angle de présentation qui pourrait apporter quelque chose à ses étudiants qui sont sensés en savoir plus que moi. Mais surtout cette demande m'oblige à me placer sous l'angle de l'enseignement et de la diffusion de mon savoir. C'est un peu rapide surtout concernant les applets que je n'ai commencées que depuis à peine plus d'un trimestre.

 

05/02/01

Je relis quelques mails échangés ces derniers jours avec D. et recopie certains chapitres qui me semblent avoir place dans ces notes.

mail du 29/01/2001

J'ai passé exceptionnellement le week-end à lyon pour m'occuper de mes affaires internet. Le bagne en quelque sorte! Je ne m'en plains pas mais le fait est que ce projet me demande beaucoup de temps et je commence à prendre du retard. C'est un problème qui n'est pas simple à résoudre. Je suis bien conscient de ce que tu me dis. Le site crée une attente à laquelle je ne peux pas forcément répondre sur un rythme suffisamment rapide. Je crois qu'il faut rester réaliste et ne pas promettre l'impossible. C'est ce que je disais déjà dans les commentaires. Les pages évolueront mais c'est moi qui décide du rythme.

Je suis très content que tu me parles des notes d'artiste. Tu es le premier. Je crois aussi que c'est quelque chose d'intéressant. C'est un peu différent d'un journal ordinaire parce qu'il faut se tenir. Pas question de se laisser aller à des pleurnicheries. Le fait qu'il soit publié presqu'en temps réel interdit certaines dérives. De plus il est cadré sur le thème de la création. J'ai été obligé aussi d'éliminer les noms des gens dont je parle, ceci d'autant plus qu'ils peuvent lire ces pages presqu'en même temps que moi. J'évite juste de publier les textes le jour même parce que, d'une manière générale, j'aime bien me relire à froid.

Les textes de ce qui change me posent d'avantage de problème parce qu'ils ont une certaine ambition de style et surtout à cause du thème qu'il est difficile de maintenir en dehors d'une simple critique politique. J'ai jeté tous les brouillons que j'avais et chaque jour je me dis qu'il faudrait que je sorte quelque chose, ce qui me bloque un peu en fait.

Internet à cette cruauté de ne plus permettre aucun passage à vide. C'est le lieu de la production "en ligne" comme dirait Henri Ford. Être artiste sur internet c'est aussi maîtriser le temps plus placide de la réflexion tout en restant branché. C'est peut être un peu la quadrature du cercle.

mail du 31/01/2001, à propos de la traduction du dossier de presse en anglais.

C'était un travail intéressant pour moi. C'est la première fois que je vois mes propres mots traduits. Ce n'est pas toujours très convainquant et cela m'inspire qu'il est de loin préférable d'écrire directement en anglais. J'ai l'impression que je parle un français très français, donc difficile à traduire...

A l'inverse, je reviens sur l'idée que j'avais pris comme argent comptant comme quoi l'anglais est plus concis que le français. En fait cela dépend, un seul exemple : "jcd s'expose sur internet" qui devient "jcd exposes himself on the internet". dans ce cas, le français est à la fois plus sobre mais aussi plus élégant. Enfin, c'est mon point de vue et loin de moi l'idée de généraliser...

 

16/02/01

J'ai passé la journée à faire de la maintenance sur le site.... J'ai essayé d'améliorer l'accès à l'exposition avec une petite flèche qui descend en bas de la page d'accueil et une "affiche virtuelle" qui invite à la visite. J'ai copié tous les liens de la page catalogue des applets (liste de tous les applets) vers cette affiche sur la page d'accueil et j'ai eu la bonne surprise de voir que le copier-coller tenait compte de répertoires et sous répertoire et faisait les corrections nécessaires. J'ai aussi amélioré la navigation en créant un lien sous chaque logo "site officiel" du site qui renvoient désormais vers la page principale.

J'ai travaillé aussi sur le tableau de présentation de l'exposition en ajoutant des petites images de copies d'écran des applets. C'est ainsi plus gai et plus engageant... Sous chaque image, bien sûr, j'ai aussi créé le lien correspondant.

Cette semaine j'ai pris un peu de champ par rapport au site et l'expérience qui en découle. Enfin je me suis occupé de divers trucs... J'ai repris les chiffres des compteurs de statistiques dans un fichier excel. Cela me permet d'avoir une courbe mais je ne peux pas en tirer beaucoup de conclusion. Ça monte pour redescendre aussitôt... mais je vois bien que cette courbe ne décolle pas... Un peu plus de deux cent visites à ce jour.

La semaine dernière j'avais fait une nouvelle série de mails vers les journalistes déjà contactés début janvier et vers une liste supplémentaire composée essentiellement des contacts vers les différents musées d'art français. J'ai eu quelques retours mais peu de chose. Il s'est passé aussi une mésaventure sur le message envoyé vers les journaux: le lien direct sur mon site ne marchait pas. Une journaliste me l'a fait remarquer. J'ai eu l'impression qu'elle était contente de trouver le point faible... J'ai d'abord été ennuyé de cette chose puis me suis dit que l'efficacité du message n'était, de toute manière, pas garantie et que mon dossier de presse devrait quand même attirer leur attention s'ils le lisent. J'ai cherché longtemps avant de comprendre ce qui clochait dans ce lien apparemment correct à la lecture, mais qui provoquait une erreur lorsqu'on le clickait. L'explication vient d'une faute de frappe que j'avais faite lors de la saisie, je l'avais corrigée mais en réalité il fallait effacer le lien et le re-saisir complètement. Je n'avais corrigé que le libellé visible à l'écran mais pas le lien caché derrière. Cela m'a semblé être un coup du destin ou quelque chose comme un acte manqué de ma part (je me demande parfois si j'ai vraiment envie de me faire connaître avec mes applets et mes bouquins).

J'ai cherché sur internet un programme "aspirateur de site" pour transférer celui de Monsieur "é" sur mon PC. Comme son site me paraît abandonné, j'ai peur qu'il disparaisse du net sans prévenir. Maintenant je l'ai sous la main. J'ai eu quelques difficultés pour tout récupérer; il y a quelques erreurs mais j'ai eu l'essentiel. Je ferai un nouvel essai pour récupérer ce qui manque mais il doit m'en manquer assez peu. Sur mon PC, les pages provoquent des erreurs javascript assez désagréables. J'essaie de trouver pourquoi.

Je n'avais jamais essayé de logiciel aspirateur. Je ne maîtrise pas toutes les options. Et puisque j'avais des questions sur javascript, j'ai aussi aspiré un site sur le sujet. Là aucun problème. J'ai donc pu étudier ce langage, ce qui me permettra de trouver le problème sur la copie du site de Monsieur "é" et peut-être aussi pouvoir utiliser ce langage dans mes pages (je le fais déjà un peu).

Je me suis mis en tête, aussi, d'installer un pare-feu sur mon PC. Un logiciel qui contrôle quels programmes font appel à internet à partir de mon micro et également s'il n'y en aurait pas qui essaient d'entrer. J'ai trouvé un logiciel qui fait cela. Je fais une confiance relative à ce logiciel car j'imagine qu'il me dit bien ce qu'il veut et parce que depuis que je l'ai installé, il veut se connecter à internet à chaque lancement (mais heureusement, il ne connaît pas mon mot de passe).

J'ai été très surpris d'avoir plusieurs messages indiquant que des machines connectées au résau internet cherchaient à entrer sur mon PC pour faire je ne sais quoi. Cela m'a donné envie d'en savoir un peu plus. J'ai voulu trouver un logiciel analyseur qui me permettrait de voir plus précisément ce qui se passe sur ma liaison modem mais je n'en ai pas trouvé pour le moment. La seule chose que j'ai dégottée sur le web est un logiciel qui permet d'interroger les adresses IP des serveurs pour savoir à quels services elles correspondent (http, ftp, etc..). J'ai essayé ce programme. Un vrai outil de hacker pour trouver les adresses valides. On peut même chercher sur une plage d'adresses... Mais pour moi son intérêt s'est limité à une simple curiosité qui fût vite satisfaite.

Il me reste à transmettre toutes mes modifications sur le net mais je le ferai dimanche soir. Tout de suite, je pars à la campagne pour le week-end.

 

20/02/01

Je n'ai pas travaillé sur mes applets et cela me manque. J'ai plusieurs idées pour la série "waiting-euro" à laquelle il faut que je m'attaque mais pour laquelle il va falloir que j'améliore un peu ma programmation. Je veux faire tourner des images de pièce de monnaie et pour cela il faut utiliser les fonctions de rotation et de redimensionnement que je n'ai encore jamais testées.

J'ai perdu beaucoup de mon enthousiasme de début janvier. C'est un peu normal vu le faible taux de réaction à mes messages vers les médias. Le bilan n'est pas négatif mais il confirme que ce que je fais n'est pas attendu et n'entraîne pas un engouement rapide. Je pense qu'il faut continuer mais maintenant je sais que ce sera long; Voir le compteur de visites indiquer zéro pendant plusieurs jours donne une impression désagréable d'inutilité... et encore plus quand je sais que des sites ont mille visites par jour.

 

24/02/01

J'ai travaillé toute la journée d'hier sur de nouvelles applets que je rattache à une nouvelle série que j'appelle NothingInterface. Je doute que ce nom soit correct en anglais mais cela correspond bien à ce que je veux exprimer : ce sont des interfaces pour ne rien faire, des interface vers le Rien. J'ai constaté un problème lors de mes essais car mes applets provoquent des plantages de mon micro. Je ne sais pas si c'est à cause de la version de Java que j'utilise (la version 1.0.2 assez ancienne, obligatoire avec les navigateurs pour le web)... ou si ce sont des erreurs de programmation. Il faudra que je regarde ce code de près. J'utilise des contrôles (case à cocher, boutons, etc...) en grand nombre. Je pense que ce sont eux qui posent problème.

Sur le fond, ces applets amènent de l'interactivité. Lorsqu'on clicke sur les contrôles, une partie de l'image est modifiée en fonction de règles simples mais qui ne permettent pas à l'utilisateur de maîtriser complètement ce qui se passe. Dans cette série, chaque click apporte un peu de désordre. Le résultat est plus ou moins artistique. Je pense que le sens artistique du visiteur est déterminent pour savoir si le résultat aura un intérêt ou non. Et même d'ailleurs, ce sera le visiteur qui décidera si c'est encore de l'art; il sera le seul à pouvoir en juger (reprendre cette idée dans les pages lors de la mise en ligne).

Parallèlement, j'ai fait quelques essais avec les photos de pièce de monnaie que j'avais scannées chez mes neveux. Mon projet WaitingEuro est toujours en attente mais j'ai pu constater que l'affichage d'une pièce de 1 franc agrandie à l'écran fonctionne très bien.

Ceci pour le travail de fond pour lequel je pense être sur une bonne trajectoire. Vu du site, les choses sont beaucoup moins satisfaisantes, les compteurs de visite tendent maintenant vers zéro et même souvent je suis le seul visiteur, obligé de me connecter pour vérifier les liens des nouvelles pages. J'ai l'impression assez douloureuse que je travaille en circuit fermé : je suis à la fois le producteur et le visiteur unique de ce site ! Encore une expérience qui me pousse à l'autocensure. Comment font les "autres" pour ne jamais tomber sur ce problème récurrent ?

Ma dernière série de mails, malgré le dossier de presse n'a pratiquement eu aucun écho et désormais mon site est en train de mourir à petit feu. J'ai limité mes actions de communication qui me prenaient vraiment trop de temps, reportées à plus tard. Mais il est vrai que sans elles, il ne se passera rien. Je commence à croire que publicitaire est un vrai métier alors que jusqu'ici je prenais ces gens pour des parasites... La question sera de savoir si je devrais poursuivre mon plan de communication ou s'il faut tout repenser à zéro.

Peut-être qu'il n'est pas possible de gérer un site internet seul, surtout un site qui, comme le mien, veut présenter un contenu qui correspond déjà à un travail conséquent. Je crois qu'il sera vite insupportable pour moi de ne pas avoir de visite mais j'ai décidé de ne pas m'en inquiéter pour l'instant.

Parmi les mails que j'ai reçu les derniers jours, il y en avait au moins deux qui me proposaient des partenariats. Le premier, mister-blague, me propose d'avoir un icône sur ma page pour envoyer vers leur site. En échange, je serais dans leur liste de sites à visiter. C'est limite honnête et surtout je ne vois pas très bien le rapport avec mon projet. L'ont-ils même visité ?... C'est aussi cela internet. Les gens se laissent aller et peuvent proposer n'importe quoi à n'importe qui. Il y a un sentiment d'impunité, du coup, comme je le pensais, on ne prend pas les gens très au sérieux sur internet. Un journaliste multimédia, par exemple, est-ce la même chose qu'un journaliste de "presse écrite" ? J'en doute un peu. Je pense plutôt que l'internet est devenu un trop-plein de notre société en surproduction... de là à dire que ce n'est qu'une poubelle (il faudrait que je développe ce thème pour "ce qui change").

L'autre proposition par mail venait d'un auteur inconnu qui veut faire de l'auto-édition. Son message proposait plusieurs sites à visiter et me demandait de le retransmettre en mettant mon adresse en premier. Je pouvais le renvoyer vers dix ou cent webmasters. J'ai pu voir très rapidement que toutes ces adresses pointaient en fait vers un seul site. Là aussi c'était limite honnête et un peu bidon. Au final, je ne sais pas quoi penser de cet auteur qui à la niack mais un site plutôt moche et qui emploie des procédés contestables. D'une certaine manière, il me fait de la peine. Il faudrait quand même que je me décide si je veux prendre contact ou non avec lui. C'est quand même un artiste. Il a peut-être quelque chose à échanger. Et puis son idée de faire financer son bouquin par la publicité pour le diffuser ensuite gratuitement m'a intéressé.

Beaucoup de chose à dire encore aujourd'hui mais tout me vient en désordre et je ne parviens pas très bien à cadrer mes idées.

J'ai reçu aussi une lettre de l'éditeur le "serpent à plume" qui avait eu mon manuscrit et l'avait refusé. Ils veulent me brancher sur le site www.manuscrit.com qui se propose de diffuser sur internet ou de me connecter avec d'autres éditeurs... Enfin je n'ai pas très bien compris. Est-ce qu'ils s'adressaient à moi comme fournisseur de manuscrit ou comme lecteur potentiel, client de leur site ? Ce n'est pas très clair... Non plus que le fait qu'un éditeur "classique" me conseille un site internet alors qu'il risque logiquement d'avoir plus à perdre qu'à gagner dans cette affaire. Je vais regarder ce site de plus près mais en attendant, je crois que la prudence s'impose, et surtout tout cela signifie que c'est actuellement le big-bang dans le monde de l'édition (je le sentais venir et on n'a pas fini d'en mesurer les conséquences).

 

05/03/01

J'ai un nouveau problème avec mes notes d'artiste. Je ne sais plus très bien où j'en suis entre ce qui est sur le site, ce que j'ai sur des brouillons et ce que j'ai seulement pensé. Je suis obligé de tout relire pour me re-synchroniser (ce qui n'est pas une vraie contrainte).

J'avais noté... Je n'ai pas encore exploité mon dossier de presse en anglais. Il faudrait que je me décide de faire un message bilingue pour sortir des frontières. Lors de ma dernière série de mails je m'étais aperçu que mon programme de mail ne gère pas les accusés de réception. Je ne l'avais jamais remarqué, alors qu'au bureau, j'utilise couramment cette fonctionnalité. Je pensais que cela existait sur tous les programmes de mail. Je voulais simplement être sûr que mes messages sont lus ce qui n'est pas évident avec les adresses trouvées sur le web.

J'avais eu une réponse venant du ministère de la culture; Je ne sais pas ce que c'est devenu. Il faudrait que je regarde s'ils m'ont inscrit sur leur portail d'expositions virtuelles comme on me le promettait. Je n'y ai jamais cru. Je suis devenu assez septique et tant que je n'ai rien vu, je ne crois à rien ! Internet m'aura peut-être permis de confirmer cette impression : les gens promettent beaucoup sur le coup de l'émotion mais ensuite, cela s'évapore aussi vite... Un autre message me disait sur un ton agressif (en majuscules), de ne plus lui envoyer de mail et le retirer de ma liste. Toutes les réactions sont dans la nature et celle là est manifestement inadaptée au contenu de mon message. Il considère mon invitation comme de la publicité ce qui est très faux. Et puis même, je l'imagine écrire à chaque organisme dont il reçoit un prospectus dans sa boite à lettres !...Certes, la situation n'est pas exactement la même avec le mail qui est très rapide et surtout gratuit. Envoyer cinquante mails comme je l'ai fait ne pose guère de problème et peut-être que ce monsieur dont j'avais trouvé l'adresse sur le web est envahi et qu'il en a assez.

Je retrouve cela aussi... Parmi les artistes que je connais, le sculpteur Tinguely est l'un de mes préférés (je viens de revoir sa fontaine dans un reportage sur le quartier Beaubourg de Paris)... J'aime le côté bric-à-brac de ces compositions instables de fil de fer et d'objets de récupération.. Mes applets ont quelques points communs avec ses sculptures, elles ont les mêmes caractéristiques d'assemblages vite faits, leur code informatique est souvent de la récupération, il est assemblé par collage grossier sans souci d'esthétique... mais il est curieux de constater à quel point le résultat est différent sur l'écran malgré une technique comparable de celle de Tinguely : mes applets sont clean,... trop clean parfois.

La raison en est qu'en informatique, il est plus simple de faire des lignes parfaites que des traits irréguliers. C'est paradoxal et cela montre à quel point les ordinateurs sont des machines différentes de ce que nous avons connu auparavant. Réaliser un carré de tôle n'est pas facile. Il faut mesurer correctement, couper droit et sans bavure... un carré sur un écran d'ordinateur nécessite une seule "instruction" fillRect. Les imperfections du résultat ne tiennent qu'aux imperfections de l'écran utilisé et actuellement, les écrans sont devenus de très bonne qualité. Rendre une œuvre "imparfaite" sur ordinateur demande un travail supplémentaire. C'est très troublant. Récemment j'entendais le dessinateur Enki Bilal expliquer qu'il était confronté au même phénomène. Il utilise une "palette graphique" pour réaliser ses bandes dessinées. Elle lui fait gagner beaucoup de temps et lui permet même une certaine liberté qu'il n'avait pas avant par peur de gâcher une planche par un effet malheureux, mais à la fin, disait-il, il doit "salir" les images de l'ordinateur pour obtenir l'effet qu'il souhaite.

Pour un peintre, l'idée de manipuler la perfection est assez excitante. En écrivant ceci, je pense à quelques images supplémentaires de la série PerfectPainting. Ce serait un bonne chose de les réaliser pour enrichir la série. Il y a à voir et méditer dans le principe de la série comme je l'ai défini au départ de l'exposition. Je n'ai encore rien fait dans cette optique, ce qui montre que mon œuvre de peintre n'en n'est qu'à ses prémisses.

Je suis entré, ses dernières semaines, dans une phase de recomposition, d'une nouvelle description du monde de mon point de vue... J'ai compris que le monde merveilleux d'internet n'est pas différent du monde réel et plus encore, que c'est exactement le même. Les problèmes que je n'ai pas résolus dans la vie courante se retrouvent à l'identique sur le réseau, et puisque je suis solitaire dans la vie, je le suis également sur le net.

Ceci ne remet pas en cause mon projet qui est pour le long terme mais il le déforme. Je dois dans un premier temps essayer de comprendre pourquoi mes nombreux contacts ont été presque sans effet. Je fais fort pourtant avec mon livre en ligne et mon exposition virtuelle. Trop fort ?... Je retrouve ce sentiment d'un monde sourd que j'ai souvent ressenti... et aussi celui plus irrationnel qu'il y aurait une volonté qui se charge de me faire tourner en bourrique. Cette explication schizophrène en vaut une autre... Sans doute que beaucoup d'artistes éprouvent ce genre de découragement et qu'ils vivent avec. Ce n'est qu'une description rapide de mon état d'esprit mais il donne une première piste sur les raisons pour lesquelles je ne parviens pas à me faire entendre.

Au cours de la semaine terminée, j'ai eu un échange de mail avec manuscrit.com. Ils me confirment ce que j'avais interprété à la lecture de leur site : certains aspects de leur contrat ne sont pas très favorables mais ils ont une machine pour imprimer des livres à la demande pour un prix réaliste (autour de cent francs). C'est assez génial quand on y pense. Je vais leur transmettre désordonné et peut être aussi "Alicia", le livre que j'avais écrit plus tôt. Cela signifie que je vais supprimer le téléchargement sur mon site. Mon ami D. est intéressé lui aussi par cette nouvelle possibilité et il m'écrit que rien d'équivalent n'existe aux Etats-Unis. Faut-il voir dans cette expérience un renouveau de la littérature française ? Je suis prêt à jouer le jeu avec cet éditeur. On verra, mais si cela peut décoincer un peu...

La neige qui menaçait de tomber vendredi soir m'a incité à rester à Lyon pour le week-end. Il s'est passé en un éclair et ce lundi matin j'avais l'impression d'avoir perdu mon temps alors que j'ai passé deux jours à travailler sur mes applets. Le résultat il est vrai n'est pas très concret. Des prototypes mais rien de prêt pour une mise en ligne. De plus je n'ai rien trouvé concernant les dysfonctionnements sur la série "NothingInterface". J'ai passé une bonne partie de dimanche à étudier les exemples de code java fournis par le fabriquant. Je n'ai pas vu le temps passer. La partie technique est en train de prendre le dessus sur la création proprement dite. J'ai souvent rencontré ce problème avec l'informatique. J'ai pas mal progressé dans ma connaissance de java mais les problèmes de version sont plus sensibles qu'au début. Les fonctions de rotation, les dégradés de couleur n'ont été implantés qu'en version 1.2 mais cela ne fonctionne pas avec les navigateurs. Il faut soit une extension (un plug- in), soit, peut être - c'est l'idée que j'ai eu - ajouter les fonctions supplémentaires directement dans les applets. C'est ce que j'essaie de faire. Comme java est livré avec le code source, j'essaie de voir s'il n'est pas possible de prendre les classes qui m'intéressent dans java 1.3 pour les recréer en java 1.0. Pas sûr que j'y parvienne.

Tous ces aspects techniques m'empêchent de progresser pour le moment. Ce ne sont pourtant pas des choses extraordinaires dont j'ai besoin : les rotations, translations, les transparences de couleur, les fonctions de dégradé... tout cela existe dans les dernières versions de java... C'est con d'être bloqué par des problèmes de version et de compatibilité des logiciels entre eux mais je ne voudrais pas en arriver à ce qu'on voit sur tant de site web sur lesquels il faut toujours télécharger un plug-in différent. J'ai fait le choix d'utiliser les fonctionnalités de base des navigateurs et j'essaie de m'y conformer.

 

15/03/01

(Jeudi soir). Je ne suis pratiquement pas sorti de la semaine. J'ai plusieurs jours de "liberté" et j'essaie de les mettre à profit pour avancer (c'est con, n'est-ce pas ? )

Je reste des heures, de jour comme de nuit, devant mon ordinateur et cela m'entraîne des problèmes de circulation sanguine, les jambes gonflées et douloureuses , que je ne sais pas très bien résoudre. Comme mesure énergique, ce matin, je suis sorti pour acheter de la bouffe et télérama. Cela m'a permis de faire marcher un peu mes jambes. Il faisait beau avec un air de printemps. Au fond je n'ai pas encore appris à gérer correctement mon temps passé avec l'ordinateur et si je travaillais "pour moi" en permanence, j'aurais des difficultés à faire les choses les plus simples comme manger, dormir, parler, que je néglige volontiers, que j'oublie même parfois. Ce n'est pas si mal d'avoir un travail extérieur qui m'oblige à une activité socialisante.

Travailler très tard avec la télé allumée en fond sonore m'a permis de voir, qu'en semaine, ils diffusent après minuit des émissions de nature différente... Dans les "mots de minuit", un jeune artiste était invité. J'ai pas entendu son nom mais il était présenté comme un ancien de canal+ ce qui est devenu un label de qualité. Je suis d'ailleurs assez d'accord avec ça pour les années passées mais je ne crois pas que ce soit encore vrai (j'ai décroché de cette chaîne...). Cet artiste réalise des petits films assez drôles; il en vit... Il avait du mal à s'exprimer. J'ai pensé que c'était assez proche de ce jean patrick qui est exposé depuis quelque jours dans les villes et qui sert à promouvoir une agence de publicité. En réalité, c'est un photographe new-yorkais (il s'appelle john christopher)... le journaliste à préféré comparer l'artiste du jour à Michel Houellebecq et lui était d'accord avec ce rapprochement. Ce doit être un mec intéressant mais ce qui me turlupine est plutôt lié à la direction de sa recherche qui semble être une tendance un peu facile : absurde + humour. Cela ne me plait pas trop. Faire marrer son monde est bien gentil mais il me semble que cela tourne vite en rond. Je le vois sur internet et à la télé où mettre un emballage humoristique sur ce qui est dit sert souvent à masquer l'étroitesse du message. Côté "consommateur", cela devient un réflexe, si ce n'est pas drôle ce n'est pas intéressant. Ce n'est pas une bonne attitude. Les "guignols" ont été l'apogée de cette tendance mais c'est le passé me semble t'il..

Le journaliste qui présentait l'émission a retenu mon attention. Je crois qu'il s'appelle P. Alexandre mais je suis pas sûr. En tout cas je le connais de vue depuis longtemps. Je crois même qu'il présentait le vingt heures. Assez discret cependant. Je crois qu'il a changé. Il s'est laissé pousser une barbe faussement négligée. soit pour faire artiste, soit pour signaler qu'il a quelques états d'âme et un certain trouble. Je veux bien croire à la deuxième hypothèse et cela me confirme une nouvelle fois qu'il existe des gens valables dans les salles de journalisme. Alors quoi ? Où est le problème ?

L'autre émission était consacrée à internet, plutôt pour un public d'adolescents. Là aussi le côté "fun" débordait dans tous les commentaires des journalistes. Ils présentaient des sites et j'ai compris que le mien ne leur plairait pas car ils le considéreraient comme trop intello et austère, ce qui est pourtant une qualité.

... une émission sur le bouddhisme aussi ; dès que je lève les yeux il y en a une ! J'y suis sensible, heureusement, sinon j'en serais agacé. J'ai constaté qu'ils s'appellent tous "rimpoche", ce mot doit signifier quelque chose de précis; je croyais que c'était un nom propre. Il faudra que je recherche...

***

Il y avait aussi la question de l'édition ou non chez manuscrit.com. Dans mon cercle, personne ne semble savoir quoi penser de cette possibilité sauf pour dire que le contrat proposé n'est pas si attractif qu'il voudrait le paraître comparé à un contrat classique et qu'il faut se méfier. A l'occasion du changement de technologie, les éditeurs essaient de reconstituer leurs marges, ce qui est normal. Ce qui le serait moins, ce serait s'ils voulaient le faire sur le dos des auteurs en jouant sur leurs points faibles. Ils accueillent peut-être aussi de nouveaux partenaires de culture différente et c'est un choc culturel... J'ai traîné avant d'envoyer mon manuscrit et je crois que je vais attendre encore un peu avant de signer. Aujourd'hui ouvre le salon du livre et aussi le site de manuscrit.com. Je regarderai pour essayer d'en savoir un peu plus, combien d'auteurs, etc... Je m'en remets aussi aux médias pour voir l'ambiance. Est-ce que les informations relaieront le message de cet éditeur comme il me le promettaient dans leur courrier.

A propos, si j'ai exceptionnellement acheté télérama, c'était aussi pour ça. Il y a un supplément sur le salon du livre avec un article sur l'édition électronique. Il ne parlent pas de manuscrit.com mais d'un autre éditeur, publibook.com, qui semble être un concurrent. Mauvais signe.

Même chose aux infos télévisées de treize heures, TF1 parle de publibook. Je me demande s'il y a un lien avec manuscrit.com mais ne le pense pas. Cela signifie (mais je connais déjà ça), que même un éditeur devra ramer pour se faire connaître des lecteurs potentiels. Je me dis aussi qu'il n'est pas certain que manuscrit.com tiendra le choc très longtemps. Que faire ? Que penser ?

 

16/03/01

Si je dois résumer mon travail de la semaine, je dirais que je me sens sous pression et que cela me gêne. Je passe aussi beaucoup de temps à naviguer sur internet pour rechercher des informations et aussi pour l'étude du langage java. Je progresse, cela ne fait pas de doute mais je me demande si c'est vraiment nécessaire vu que désormais je sais ce que je ne peux pas faire et je connais la raison, qui est très simple, c'est la version du langage java embarqué sur les navigateurs.

Concernant les blocages sur les applets NothingInterface, c'est désormais clair. J'ai trouvé une liste FAQ qui en parle, elle explique que si on utilise un autre Layout que le FlowLayout pour gérer les affichages sur l'écran, les problèmes commencent... Justement, comme je veux maîtriser le positionnement des contrôles (boutons, etc...), j'ai dû désactiver le FlowLayout qui lui affiche les contrôles en ligne comme du texte. Je ne vois pas de solution... Autre chose étonnante, la FAQ date de 96, c'est la FAQ officielle pour Java et j'ai vérifié sur le site de Sun qu'il n'y a pas eu de mise à jour depuis. Elle n'est donc plus maintenue et c'est dommage.

Je me suis demandé s'il fallait jeter toute la série NothingInterface ou si je devais essayer de faire quelque chose de mes difficultés. Après réflexion, j'ai décidé qu'il fallait quand même la mettre en ligne mais en expliquant les problèmes posés. Il me reste à terminer tout ça... A voir. Peut-être que la solution est d'afficher une image des applets sensibles plutôt que les applets eux mêmes, quitte à permettre par un clic d'aller sur une page secondaire qui lance l'applet. Ce serait bien de parler de tous ces problèmes de programmation qui font eux aussi partie de mon rapport au monde. Il me reste beaucoup à faire pour mettre tout cela en oeuvre d'autant que les applets sont encore des prototypes, qu'il faut d'abord nettoyer le code, puis faire les pages pour les afficher sur le site, écrire les textes d'accompagnement et affiner la mise en page.

Plus généralement je ressens une pression qui ressemble un peu à de la panique. Il me semble que j'étais plus efficace lorsque je produisais mes premiers applets.: j'avais plus de résultat et de plus, j'en étais assez fier. Depuis janvier je n'ai pas réussi à mettre de nouvel applet en ligne et pourtant j'ai bossé sur le sujet régulièrement. Je pensais le faire cette semaine mais ce ne sera pas encore possible. Pareil pour les notes, pareil pour les textes de "ce qui change" . Cela devient plus compliqué. Peut-être que je me pose plus de questions. Je voudrais améliorer ceci ou cela et puis surtout, je crois, j'ai du mal à garder de vue l'objectif. En fin d'année je pensais que le site allait avoir des visites régulières alors que maintenant je sais que ce n'est pas le cas, que cela ne se fait pas tout seul. Les justifications en sont profondément remises en causes. Faire des trucs "bien" quand on sait qu'elles seront appréciées n'est pas très difficile, mais faire les mêmes choses quand on pense qu'elles ne seront vues par personne, c'est une autre paire de manches. C'est un vrai problème et il vient perturber tout le reste : soit je continue ce que j'ai commencé et lorsque tout est bouclé je me repose cette question fondamentale, soit j'arrête tout pour réévaluer le projet dans son ensemble. La deuxième approche semble la plus réaliste sauf que, au fond de moi, ces applets, il faut qu'ils sortent ! C'est très paradoxal. Leur intérêt va plus loin que les petites animations qu'ils constituent et cela se rapproche plutôt de ce qu'on pourrait appeler une œuvre.

Cette pression doit être analysée car elle est semblable à celle qui se manifeste parfois au travail quand il faut tenir les délais. Elle doit être aussi celle qui aiguillonne les professionnels des médias [de la société du spectacle]. Publier sur internet me rapproche du monde des médias plus que d'écrire des romans dans le sens de cette nécessité de produire régulièrement et dans des délais très courts. Je voudrais montrer des choses et je supporte mal l'existence d'un délai entre mes réflexions et le produit fini et montrable. C'est d'ailleurs pour cette raison que ce qui évolue le plus sur le site, ce sont ces notes. L'écriture reste un moyen très efficace pour mettre ses idées en ordre.

***

J'ai de nouveau entendu parler à plusieurs reprises du logiciel Flash qui est ce qui semble être le mieux actuellement pour créer des animations et je me suis de nouveau demandé s'il fallait que j'abandonne java pour être plus efficace. Changer d'outil est un risque, rester collé sur un outil alors qu'il existe mieux ailleurs serait aussi stupide. Ce qui est certain avec java, c'est qu'il faudra du temps avant que les navigateurs prennent en charge les versions récentes et c'est peut être jamais. Comment fait on pour décider des bonnes options en la matière, dans cet environnement instable d'internet ? Peut-être que ces questions que je me pose n'ont pas lieu d'être et qu'elles ne sont liées qu'à une certaine idée du temps qui passe qui m'obsède. En réalité, ce qui me gêne, c'est le côté éphémère de toute cette matière informatique. Je le sais bien. Les programmes que j'ai écrits il y a cinq ans sont devenus obsolètes car il ne sont pas adaptés aux environnement actuels (windows, pentium,...). Mêmes les besoins changent ! Je ne voudrais pas qu'il en soit de même avec mes tableaux virtuels.

Donc OK, en écrivant je me suis de nouveau convaincu ! En dépit des apparences, Java est une meilleure solution pour moi que Flash, même si parfois les deux outils permettent de faire la même choses, Flash (à vérifier) reste un outil de dessin animé alors que Java me permet d'intégrer des notions de programme et des composantes aléatoires. Java est finalement plus pérenne que Flash qui sera dépassé bientôt, sa portabilité est une garantie et probablement que mes programmes pourront être adaptés dans un autre langage si nécessaire. J'ai tout le code ! Tandis qu'un fichier Flash deviendrait inutilisable sans le logiciel qui a permis de le créer. De plus, et avec tout les programmes de dessin c'est le cas, on n'a que le résultat mais rien n'est conservé du processus de création. Il manquerait tous les commentaires et repentirs que je laisse dans mes programmes source.

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Par rapport à Java, mon problème est plutôt de savoir si je dois utiliser la version 2 de java, plus performante et plus fiable mais qui nécessite un plug-in pour fonctionner sur les navigateurs. C'est une complication supplémentaire mais peut être que la plupart des internautes disposent déjà de cette extension logicielle gratuite ou que ce n'est pas un problème pour eux de la télécharger. Je pourrais aussi rendre mes pages plus intelligentes et avertir l'utilisateur qu'il faut ce plug-in et éventuellement lui cacher l'accès aux applets spécifiques s'il ne l'a pas. Dans tous les cas, ce sont des complications en plus pour moi. Cela aussi est une caractéristique habituelle de l'informatique : c'est "toujours plus".

J'avais envisagé de récupérer les classes dont j'ai besoin dans la version 2 de java pour les ajouter à mes applets qui eux sont en version 1.0. Théoriquement, cela devait être possible puisque les ingénieurs de Sun ont fait la même chose et qu'ils livrent les logiciels source. J'ai donc commencé ce travail. D'abord extraire tous les sources de l'archive. Cela forme un certain nombre de répertoires avec de nombreux fichiers mais la manip est rapide et tout se crée par une seule commande. Ensuite j'ai commencé de rechercher les éléments pour créer la classe Graphics2 qui me manque particulièrement car elle permet des effets comme faire tourner du texte sur l'écran ou peindre en dégradé... J'ai vite déchanté car les classes nécessaires à celle là se multipliaient et si je devais tout récupérer de l'archive java 2, autant utiliser le plug-in prévu pour cela ! L'objectif étant de ne prendre que le strict minium pour continuer d'avoir des applets très lights. J'ai été vite bloqué parce que je n'arrivais pas à recompiler certains fichiers avec le compilateur javac 1.0. Cela s'explique facilement. Entre les deux versions du langage, tout a évolué, y compris le compilateur et même la syntaxe. Par exemple, en java 1.0, les classes ne peuvent pas être incluses dans d'autres classes alors que c'est devenu possible en version 2. La syntaxe des fichiers est modifée et quoique je fasse, je ne pourrais pas compiler le code avec javac 1.0.

Je m'en suis arrêté là avec un sentiment d'échec après m'être acharné de longues heures. Auparavant, j'avais aussi passé pas mal de temps à l'étude du programme de démo qui présente justement les possibilités graphiques de la version 2 de java. Il fallait étudier le texte source du programme pour voir comment cela marche, quelles sont les classes utilisées, comment, et avec quels paramètres, extraire celles qui me concernent le plus. Faire aussi quelques essais en utilisant javac 2 tout en sachant que cela ne serait pas utilisable en l'état sur internet.

Pour l'instant j'ai abandonné cette manipulation hasardeuse mais sans avoir réellement résolu mon problème. J'ai toujours un besoin urgent des fonctions de rotation pour mes applets et d'une manière ou d'une autre, il me les faut ! Je pourrais reprendre ma manip d'extraction en utilisant le compilateur de la version 2. Cela devrait me permettre d'aller plus loin mais pas sûr que j'ai bien encore vu tous les aspects du problème. Je pourrais aussi écrire moi même les fonctions dont j'ai besoin (en m'inspirant éventuellement des sources de java 2). Troisième possibilité, chercher sur internet si quelqu'un n'aurait pas déjà réalisé cette extension.. Toutes ces solutions supposent de trouver du temps pour ça. Autre solution encore, renoncer et être en colère d'avoir à perdre son temps pour une chose qui ne devrait pas être ! En effet, qui empêche les fabricants de navigateurs d'intégrer tous la dernière version du logiciel java sinon de sombres raisons d'intérêt stratégique ? (on sait que Microsoft voulait imposer un langage concurrent de java dérivé de C++).

***

Il est midi et le processus continue d'agir. Le temps passé à ces notes me manquera pour avancer sur mes applets en cours. De plus dehors le soleil est splendide et ce serait con de ne pas aller me reconstituer à la campagne.

Est-ce que l'ordinateur fait vraiment gagner du temps ? Je me le demandais encore hier... J'ai repris mon projet "MorelletConcept" et j'ai bien avancé, mais il n'empêche. Qu'est-ce qu'il ne m'a pas fallu faire pour dessiner quelques lignes sur l'écran... La série reprend l'idée du peintre François Morellet qui consiste à tracer des lignes noires disposées de manière aléatoire sur la toile. Pour y parvenir j'ai dû me replonger dans des notions de mathématiques, certes élémentaires, mais que j'avais un peu oubliées et qui ne reviennent pas aussi vite qu'on le voudrait. Pour donner une certaine épaisseur aux lignes, je devais calculer les caractéristiques d'une ligne perpendiculaire et cela m'a pris un certain temps. Enfin tout ceci n'est qu'un mauvais souvenir et j'ai désormais une série d'applets presque prêts pour aller sur le web. Est-ce que je dois le faire immédiatement ou attendre d'avoir été au bout de la série pour laquelle il reste des choses évidentes encore à faire ? Toujours la même question de gestion du temps !

 

24/03/01

Le week-end dernier, j'ai passé un peu de temps à essayer les programmes d'un livre assez ancien qui mettent en œuvre des techniques d'intelligence artificielle en me disant que cela pourrait servir pour mes applets. Ce sont des programmes en langage Basic pour l'ordinateur MO5 que je possédais à l'époque. Il faut adapter. Un carré simule un missile sur l'écran, un autre la cible, et le premier essaie de rejoindre le second plus ou moins efficacement. Mon jeune neveu a beaucoup apprécié ces animations !

***

Au cours d'un repas avec des amis que je ne vois pas souvent, j'ai appris qu'ils n'avaient pas encore visité mon site internet bien qu'ils soient intéressés et qu'ils en connaissent l'existence depuis janvier. Différentes raisons techniques. Ce sont pourtant tous des gens qui manipulent habituellement des ordinateurs au travail. Ce qui peut paraître étrange, c'est que tous ont assimilé l'usage des téléphones portables alors que moi je n'en n'ai pas. Existe t'il une différence de catégorie entre les gens connectés à internet et ceux qui préfèrent les téléphones mobiles ? De quelle nature serait cette différence ?

 

25/03/01

Le temps passe vite, il y a déjà plus d'une semaine qu'ouvrait le salon du livre et donc le site de manuscrit.com. Le 15/03, j'ai pu me connecter sur le site. J'ai eu la mauvaise surprise de voir que leur site ne fonctionnait pas très bien. Dès que j'essayais de manipuler l'ascenseur, le défilement était désespérément lent et c'était si agaçant que j'ai laissé tomber après quelques pages. J'ai envoyé un mail à manuscrit.com pour leur signaler ce problème ainsi que mes états d'âme par rapport à leur contrat. Dans leur réponse, ils me disent évidemment que tout va bien et que le contrat n'est pas négociable. C'était prévisible et je ne vois pas de solution. Je ne peux envisager de signer leur contrat qui risquerait de me défaire de mon travail en cas de session de mon manuscrit à un éditeur tiers. Je ne peux prendre un tel risque, même si, actuellement, mon texte est en téléchargement libre sans aucun contrôle;

***

Cette semaine, j'ai essayé de manipuler des images en java et cela marchait plutôt bien, je réussissais en modifiant les exemples fournis dans la documentation à remplacer une couleur par un fond transparent. J'étais content. Ensuite j'ai voulu écrire un programme pour faire tourner une image. Au début c'était OK mais j'ai voulu modifier les types de variables pour avoir un meilleur résultat à l'écran. Je ne sais pas ce que j'ai fait mais après cette modification cela ne fonctionne plus du tout et je ne sais plus revenir en arrière. Je n'ai pas conservé la version qui marchait. Une erreur de débutant ! Il n'y aura pas d'autre solution autre que celle de tout réécrire à zéro (mais puisque j'y suis arrivé une fois...).

 

31/03/01

J'ai refais un essai de connexion sur le site de manuscrit.com et n'ai même pas réussi à acheter un bouquin ! Mieux vaut laisser tomber pour le moment. Dommage. Le discours semblait bien au départ mais cela ne s'est peut être pas passé comme ils le souhaitaient et ils ont du mal à reprendre pied. Aucun média n'a parlé d'eux à ma connaissance.

D. m'envoie un mail dans lequel il m'explique qu'aucun éditeur ne veut éditer son bouquin malgré ses grandes qualités. Ils lui disent qu'un tel livre n'est pas possible pour un auteur inconnu. Lui et moi n'en finissons pas de nous casser les dents pour faire reconnaître ce que nous faisons. On se fiche d'éditer ce qui est le mieux actuellement, seul le fric compte. C'est grave je trouve mais c'est un débat sans fin et la question est surtout comment se positionner par rapport à ça (révolte jusqu'au-boutiste ou tricherie ?) .

Je me suis connecté sur le site http://www.ora-ito.com/ que j'ai connu par canal+. Bien. Il présente des dossiers sur des objets qui n'existent pas mais tellement probables. Je pourrais être plus critique si j'entrais dans le détail mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. J'ai apprécié ce site et l'interview de son créateur sur canal. J'ai remarqué aussi qu'il utilisait le logiciel Flash.

J'ai avancé dans mes applets. WaitingEuro00 fonctionne correctement, enfin à peu près, car parfois l'image disparaît après un certain nombre de rotations. Il faudrait maintenant poursuivre la série. J'ai avancé aussi sur la série Morellet que je devrais prochainement pouvoir mettre en ligne. Idem avec NothingInterface. L'ennui est que pour toutes ces nouvelles pages, il y a de petits problèmes techniques et mes commentaires sont peut-être un peu trop axés là dessus....

 

notes avril 2001

 

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